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Référendum sur les pouvoirs présidentiels
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Référendum sur les pouvoirs présidentiels
La disposition la plus controversée de ce projet autoriserait le président Marc Ravalomanana à légiférer directement en cas de situation “d’urgence”.
Parmi les autres amendements figurent l’introduction de l’anglais comme langue officielle, en plus du malgache et du français, et un redécoupage administratif entraînant la suppression de six provinces autonomes.
Après l’élection présidentielle de décembre qui a reconduit Ravalomanana pour un second mandat, les observateurs s’attendent à ce que le gouvernement remporte le référendum sans difficulté.
Les électeurs étaient cependant peu nombreux à l’ouverture des bureaux de vote à 7 heures du matin (04h00 GMT).
“Je crois que la pluie explique le faible taux de participation observé jusqu’ici”, a déclaré Yves Randriamianolisoa, président d’un bureau de vote d’Antananarivo. Les électeurs doivent répondre par un simple “oui” ou “non” à l’ensemble d’amendements proposés. Les résultats officiels sont attendus dans un délai de trois jours .
La presse de la Grande Ile relate les derniers meetings de campagne. L’Express note le “chassé-croisé”, hier, des partisans du oui et du non dans la ville de Toamasina, “théâtre d’un véritable face-à-face”. De son côté, le président Ravalomanana a défendu le oui à Mahamasiana “dans une ambiance de fête”, relève le quotidien.
<B>80 % de oui à Madagascar ?</B>
Midi Madagascar remarque quant à lui que les orateurs qui se sont succédé “ont pris soin d’inviter l’auditoire à accomplir l’acte citoyen d’honorer les urnes. En effet, sans le nommer directement, poursuit le journal, tous ont compris que le véritable adversaire reste et demeure l’abstentionnisme”. Justement, “et si le oui n’atteignait pas les 80 % ?” se demande la Gazette de la Grande Ile.
La Gazette qui fait référence au résultat souhaité par la mouvance présidentielle. La barre a été placée haut, estime le journal qui affirme que “l’abstention restait une menace et risquait de déjouer tous les pronostics et, poursuit “La Gazette”, c’est dans le camp du oui qu’elle peut créer des ravages et des désillusions, car l’exigence présidentielle des 80 % ne serait pas respectée”.
Pour le quotidien indépendant, il ne fait guère de doutes que la nouvelle Constitution sera adoptée, “mais pas dans les conditions voulues par Marc Ravalomanana”.
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