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Les assureurs ?menacés par des rackets?

29 mars 2007, 00:00

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lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

L?assurance automobile est devenue un terrain fertile pour certaines pratiques mafieuses. Des bandes organisées sont à l??uvre pour extorquer de l?argent aux assureurs sous forme de fausses réclamations d?indemnités. L?Insurers? Association of Mauritius (IAM) tire la sonnette d?alarme. Vigilance et sécurité sont les sont de rigueur.

L?IAM a tenu son assemblée générale annuelle, hier, au Caudan. Louis Rivalland, son président sortant, a obtenu un deuxième mandat. Il a affirmé la volonté de l?association de combattre les fausses réclamations.

?Nous sommes très conscients des tentatives délibérées pour escroquer les compagnies d?assurances à travers des accidents simulés. Dans beaucoup de cas, il y a des traces de crime organisé?, affirme Louis Rivalland. Il ajoute que ces réclamations semblent suivre un schéma bien défini et ne sont pas faites au hasard.

L?introduction du ?constat à l?amiable? qui facilite le dédommagement dans les accidents de véhicules a favorisé la prolifération de ces pratiques. L?association compte investir dans l?outil informatique pour les traquer et les combattre. Elle souhaite utiliser des bases de données pour permettre aux assureurs de vérifier l?authenticité des demandes de dédommagement. L?IAM fait appel au gouvernement et à la Financial Services Commission (FSC), l?autorité des services financiers, en vue de la mise en place de ce dispositif.

?Ces fausses réclamations ont un impact sur la performance financière des compagnies et pénalisent les clients honnêtes?, soutient le président de l?association.

Transformations et cadre régulateur

Le secteur des assurances à Maurice vit de grands changements depuis quelque temps. L?abolition des exonérations fiscales sur les primes des polices d?assurance vie et de pension a perturbé le business. Le président de l?IAM craint que cette décision du gouvernement ne vienne décourager les gens à épargner pour financer leurs retraites. ?Nous sommes inquiets par le fait qu?une génération entière de salariés puisse grandir dans une société où l?on peut facilement perdre de vue la nécessité de planifier l?avenir et la retraite?. Le président de l?association a rappelé que les Mauriciens auront à prendre en charge le financement de leurs retraites car les ressources de l?État seront de plus en plus orientées vers les moins fortunés de la société.

Le chief executive de la Financial Services Commission (FSC), Milan Meetarbhan, a, lui, mis l?accent sur les nouvelles forces qui sont en train de transformer le secteur des assurances. Les produits d?assurance sont disponibles dans les succursales des banques et à travers l?Internet, notamment. ?Cela requiert une nouvelle approche non seulement de la part des opérateurs mais aussi de la part du régulateur?, fait-il ressortir.

Il a aussi parlé du nouveau cadre régulateur dans lequel les prestataires d?assurance seront bientôt appelés à évoluer. L?Insurance Act de 2005 sera bientôt promulguée. La loi prévoit de nouvelles règles sur la capacité financière et la solvabilité des sociétés, la bonne gouvernance, les systèmes d?alerte et la protection des clients.

Milan Meetarbhan a expliqué l?approche de superviseur de la FSC. ?L?institution privilégie le dialogue avec les opérateurs pour résoudre les problèmes. Mais les opérateurs sont avertis. Des interventions musclées sont parfois nécessaires pour maintenir l?intégrité du système financier, la réputation de la juridiction et protéger les intérêts des consommateurs?, a-t-il souligné.

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