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Réaction mitigée à la réorganisation des services hospitaliers

28 mars 2007, 20:00

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La réorganisation des services hospitaliers a eu les faveurs du personnel médical. Mais celui-ci estime que le dialogue doit primer afin d?éviter toute confusion. Le président de la Nurses Union, Cassam Kureeman, pense que ?c?est une bonne chose que le ministère vienne au chevet de l?hôpital pour voir les failles. Nous sommes ouverts aux idées.?

Une première réunion lundi entre le secrétaire permanent du ministère et les responsables des infirmiers, a donné le ton sur le changement à venir. Cette réunion a aussi permis aux administrateurs de rappeler à l?ordre le personnel sur la ponctualité car des ?abus? ont été notés.

La proposition pour que le ward manager s?occupe davantage de la gestion de sa salle, plutôt que d?être encombré de soucis administratifs est accueillie favorablement. ?Cela ne peut qu?améliorer la qualité de service. Il est vrai qu?il y a eu un laisser-aller ces derniers temps,? soutient-il.

Toutefois, un des problèmes les plus récurrents est un manque d?hygiène. ?Comment voulez-vous qu?avec deux domestiques qui doivent, entre autres, emmener des malades pour des X-Ray, on puisse gérer bien la situation. Il faut que les ward managers soient dotés de moyens, pour venir à bout de certains manquements,? ajoute-t-il. Sans compter que des bandages et d?autres accessoires ne sont pas disponibles, dit-il, aux infirmiers.

?50 malades en trois heures?

Francis Supparayen, président de la Nursing Association, se réjouit également des changements à venir mais rappelle les contraintes dans lesquelles ils exercent leur profession: ?Les infrastructures, ayant 20 ans, ne répondent plus au nombre de patients qui a triplé depuis. De plus, les équipements sont souvent en panne. Sans compter que l?hygiène reste un des plus gros problèmes de nos hôpitaux.?

Par ailleurs, l?Association des médecins, par la voix d?Ashock Rughoobur, ne pense pas que la présence d?un Medical Superintendant, va résoudre le problème des casualties. ?Le problème est bien plus complexe. Encourager les malades à se rendre dans des centres de santé régionaux, qui doivent revoir leurs heures, est une priorité. Il faut que la personne malade vienne à l?hôpital en cas d?urgence seulement.? Il rappelle que le système de triage mis en place dans les casualties pour le décongestionner n?a jusqu?ici pas donné de résultats probants.

Le porte-parole du regroupement des spécialistes, le Dr Baboo Servansing, se range du côté de son collègue généraliste. ?Il est impératif de faire l?éducation des patients. En trois heures, un spécialiste ausculte 50 malades. C?est trop. Et n?importe quelle réorganisation ne va rien donner si le problème de congestion n?est pas résolu.?

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