Publicité
Frais d?examens :Des positions tranchées
Par
Partager cet article
Frais d?examens :Des positions tranchées
<B>Dharam Gokhool persiste et signe</B>
Ceux qui croyaient que la modification de la formule de subvention des frais d?examens du secondaire, allait refroidir l?élan de Dharam Gokhool (photo), ministre de l?Éducation, contre ses détracteurs, devront repasser
Comme il l?a déjà fait lorsqu?on l?a accusé d?avoir enlevé les subventions, Dharam Gokhool a su trouver les mots qui conviennent pour décrire la situation. « C?est un ajustement. » Il recourt ainsi à un argument qu?il a déjà utilisé pour expliquer le bien-fondé de la formule qui a remplacé celle introduite en 1998, et qui ne touchait que 5 % des foyers. « Main-tenant, elle soulage 15 % des familles », a lancé Dharam Gokhool.
Ce dernier a rappelé que la révision de la formule de 1998 se situait dans un contexte où le pays faisait face à de nombreux défis économiques. Il a précisé que la formule rendue publique vendredi est le fruit de débats au niveau du Conseil des minis-tres, tout en soulignant la collégialité de cette décision.
Se sentant requinqué, Dharam Gokhool a attaqué tout particulièrement la plate-forme constituée pour contester la décision du gouvernement de revoir la subvention universelle des frais d?examens. Pour Gokhool, il règne une cacophonie au sein de cette plate-forme. Il ira même jusqu?à exprimer des doutes quant à la sincérité des propos de ses membres. Puis il a enfoncé le clou en accusant Yaya Paraouty, principal animateur de la plate-forme, d?être un agent politique qui n?hésite pas à descendre dans la rue en tant que tel.
Invité à réagir aux propos de Dharam Gokhool à son égard, Yaya Paraouty a souligné qu?il a, à plusieurs reprises, indiqué qu?il se retirerait de la plate-forme si jamais Dharam Gokhool décidait de dialoguer avec eux.
Quoi qu?il en soit, le maintien de la grève des élèves le 30 mars n?annonce aucune accalmie dans les relations de Dharam Gokhool et la plate-forme.
<B>Lindsay PROSPER</B>
<B>Pravind Jugnauth maintient la pression</B>
«Je dois reconnaître que le gouvernement à fait un effort par rapport à sa position initiale. Fallait-il que les gens descendent dans la rue pour que le gouvernement fasse quelque chose ? En tout cas, cela aura démontré une chose. Ce gouvernement réagit quand les gens manifestent leur mécontentement. Mais clairement, la nouvelle formule proposée n?est pas une issue. Ce n?est qu?une épée de Damoclès qui continuera à peser sur la tête des parents », a déclaré Pravind Jugnauth (photo), le leader du MSM lors d?une conférence de presse, hier au Sun Trust Building.
Et le leader du MSM s?est empressé de remercier tous ceux qui se sont mobilisés lors des trois rassemblements qui regroupaient les syndicats, partis politiques, les ONG, les parents et les élèves qui n?ont pas baissé les bras. Pravind Jugnauth en a profité pour fustiger Dharam Gokhool, qui disait « que ce n?est pas la rue qui va lui dicter sa ligne de conduite ».
Or, le gouvernement à dû céder car il était inconcevable que cette décision « qualifiée d?injuste » par les parents, soit appliquée sans tenir compte de la réalité sociale du pays. À voir, selon Pravind Jugnauth, le nombre de parents qui se sont mobilisés dans les villes et villages, la preuve est faite qu?il faut maintenir la pression afin que le gouvernement revoie sa position lors du prochain budget.
Passant à un autre volet de sa conférence de presse et abordant le chapitre des réformes économiques, il est revenu sur les mesures censées redresser la situation économique du pays. « Rama Sithanen, n?a fait que des propositions, mais dans la pratique, aucune de ses réformes n?a été appliquée. Son plan de réforme vise à étrangler le peuple et il a dû reculer sur nombre de mesures », a martelé le leader du MSM.
Et de conclure qu?alors qu?on exige des sacrifices à la population, les voya-ges ministériels sont en hausse. Toutefois, il s?est empressé d?ajouter que cela ne veut pas dire qu?il est contre toutes les missions, mais plutôt qu?il faut en limiter le nombre. Quant à la situation au sein de la police, Pravind Jugnauth a exhorté le commissaire de police à assumer ses responsabilités : « Il occupe un poste constitutionnel et il doit agir en conséquence. »
<B>Elwyn CHUTEL</B>
Publicité
Publicité
Les plus récents