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Professeur agrégé d’économie-gestion, Institut d’administration des entreprises (IAE), Université de Poitiers
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Professeur agrégé d’économie-gestion, Institut d’administration des entreprises (IAE), Université de Poitiers
● <B> Vous êtes le responsable des études à distance de l’IAE de Poitiers qui se spécialise en gestion et en administration. Quel est le cadre de votre visite à Maurice ?</B>
L’IAE travaille avec le Centre d’études supérieures de la Chambre de commerce et d’industrie de Maurice (CCIM). Les diplômes que les étudiants reçoivent, ici, sont des diplômes d’état émis par l’AIE de Poitiers. à travers le Centre d’études supérieures nous avons des cours semi-présentiels.
J’ai actuellement un double rôle. En tant qu’enseignant, je dispense des cours, mais j’ai aussi un rôle administratif. Là, je suis venu contrôler les examens. J’ai apporté les sujets et je vais rapporté les copies. Je suis arrivé le 8 mars et je repars le 19 avril. Je suis ici pour animer des séminaires avec les étudiants mauriciens du Centre d’études supérieures. Je suis en mission par rapport à la formation à distance.
● <B>Les étudiants qui suivent des cours à distance rencontrent-ils des difficultés particulières ?</B>
Les cours à distance demandent de l’organisation de la part des étudiants car ils ont un certain nombre d’heures de travail à faire en dehors des cours eux-mêmes. Depuis 2001, nous travaillons avec le Centre d’études supérieures, cela nous a permis d’apporter des correctifs à notre dispositif. Avec cinq ans de rodage, on est arrivé à un niveau de qualité qui est apprécié par les étudiants.
● <B>L’IAE de Poitiers a des étudiants à travers le monde. Avez-vous remarqué des différences culturelles qui nécessitent une adaptation des cours d’un pays à un autre ?</B>
Nous avons 2 000 étudiants à Poitiers mais en avons, en effet, d’autres à travers le monde. Ici à Maurice, il y en a 70, mais en Chine nous en avons 300. Nous sommes aussi présents dans d’autres pays tels que l’égypte, l’éthiopie ou encore le Maroc.
Poitiers est un pionnier en matière d’études à distance. Nous avons commencé depuis 1996 et sommes présents à Maurice depuis 2001. Mais à travers le monde, les fascicules que nous donnons aux étudiants sont les mêmes et les cours aussi. Un étudiant basé à Poitiers qui obtient un diplôme de l’IAE suit le même programme qu’un étudiant à Maurice. Il y donc plus qu’une équivalence, que vous soyez ici ou à Poitiers, votre diplôme est exactement le même. D’ailleurs sur le certificat lui-même, il n’y a pas de différence ni de mention de Maurice. Nos cours sont les mêmes à travers le monde.
● <B>Des cours universitaires requièrent généralement beaucoup de documentation. Comment vous assurez-vous que les étudiants à distance aient suffisamment de matériaux ? </B>
Tous les élèves reçoivent un fascicule, par matière, qui comporte un livre et un module internet. Le Centre d’études supérieures a aussi un centre de ressources et l’accès à Internet. Chaque année nous faisons le point, et un fond de documentation est perpétuellement développé pour offrir de meilleures conditions de formation. Puisque les cours sont semi-présentiels, des professeurs de Poitiers organisent aussi des séminaires. Lors de ces séminaires, c’est l’occasion de faire des comparaisons, de poser des questions aux étudiants. Chaque semestre des professeurs viennent dispenser entre 20 et 25 heures de cours.
● <B>Vous proposez des licences et des masters. Ces cours à distance, préparent-ils les élèves pour le monde du travail de façon pratique ?</B>
Nos formations sont très terre à terre. Les formations sont à la fois académiques et à la fois très en rapport avec la réalité professionnelle. C’est d’ailleurs ce qui nous différentie de l’université. Nous restons ouverts sur les entreprises et beaucoup de professionnels dispensent des cours. Nos étudiants ont aussi à soumettre des mémoires professionnels basés sur des stages en entreprises.
● <B> Vous ne parlez pas de ‘maîtrise’ mais de ‘masters’. Pourquoi ?</B>
Il faut savoir que le terme “management” a ses racines dans la langue française. Il s’est cependant développé comme “ménage”. à l’origine on parlait de “mastère” en France, car on a voulu utiliser l’orthographe française mais le choix du terme “masters” s’inscrit dans le cadre de la nouvelle réforme. On a pris un mot qui convient à l’ensemble du continent européen et qui permet aux étudiants de bénéficier d’une reconnaissance plus directe, au niveau européen.à Maurice nous avons déjà deux masters qui sont offerts. En octobre nous ouvrons un nouveau masters en management international.
Propos recueillis par </I> <B>Sharon SOOKNAH</B>
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