Publicité

De nouvelles propositions pour le paiement des frais d?examens

21 mars 2007, 00:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

La crise à propos du paiement des frais d?examens du School Certificate (SC) et du Higher School Certificate (HSC) va-t-elle connaître un dénouement cette semaine ? Alors qu?il était encore à Rodrigues, hier, Navin Ramgoolam a signifié son intention de rencontrer, dès que son emploi du temps le permettra, les élèves qui contestent le retrait de la subvention de 50 %.

Le Premier ministre est rentré hier, en fin d?après-midi. Il devrait donc rencontrer assez rapidement un groupe d?élèves, une minorité de l?ensemble des collégiens de Maurice, selon lui. Mais il ne souhaite rencontrer ni les membres de la plate-forme nationale, ni les partis politiques. Ouvert mais ferme, Navin Ramgoolam a aussi affirmé ne pas vouloir céder au ?chantage?.

Par rapport aux positions rigides adoptées jusqu?ici, d?autres alternatives se dessinent et qui pourraient faire évoluer les choses. La Government hindi teachers union (GHTU) veut ?élargir le champ d?action? et octroyer une subvention à la classe moyenne alors que la plate-forme citoyenne (regroupant des parents d?élèves) parle de moratoire.

Suttyhudeo Tengur, président de la GHTU, déplore l?erreur ?stratégique? de la plate-forme nationale. Elle n?a pas proposé, dit-il, une ?alternative crédible qui aurait pu permettre au gouvernement d?élargir son champ d?action?. Il considère également que la plate-forme nationale a ?échoué dans sa tache de faire reculer le gouvernement, malgré deux manifestations?. Un ?échec? qu?il attribue à la ?politisation à outrance du débat?. Il propose, en solution, l?élargissement de la couverture (accordée à ceux qui touchent moins de Rs 7 500 par mois) à la classe moyenne.

Proposition aux Finances

Autrement dit, le gouvernement pourrait, dit Suttyhudeo Tengur, créer deux catégories parmi les salariés touchant entre Rs 7 500 et Rs 30 000. La première bénéficierait d?une subvention de 50 % et la deuxième de 25 %. Il a transmis cette proposition au ministère des Finances. A ce stade, Rama Sithanen et ses collaborateurs n?ont pas encore réagi officiellement.

Christian Lecordier, principal animateur de la plate-forme citoyenne est, lui, favorable à l?introduction d?un moratoire d?au moins un an. Lors d?une rencontre avec le ministre des Finances, au début du mois, la plate-forme citoyenne avait demandé une exemption de 100 % pour ceux qui touchent jusqu?à Rs 15 000 et une de 50 % pour ceux qui touchent plus.

?Mais nous avions aussi préparé une échelle graduée en fonction des différentes catégories de salaires, que nous n?avons pas présentée au ministre parce que cela aurait été compliqué à réaliser, en l?absence d?une étude précise?, indique Christian Lecordier.

La plate-forme citoyenne a alors proposé un moratoire d?au moins un an, à définir selon une certaine formule. ?Cela aurait permis au gouvernement de réunir un comité qui aurait étudié l?option d?introduire un ciblage pas seulement limité à l?éducation, mais aussi pour d?autres formes d?aides sociales?, insiste Christian Lecordier. Le gouvernement sera-t-il sensible à ces arguments ? ?J?ai toujours pensé que le gouvernement pouvait revoir sa copie?, affirme-t-il.

Quant à Yahya Paraouty, principal animateur de la plate-forme nationale, il a déclaré : ?Si la situation se décante et s?il y a une proposition acceptable pour alléger le fardeau des familles, tant mieux, car il faut que ce soit l?enfant qui en sorte gagnant.?

Cette plate-forme nationale maintient son mot d?ordre de manifestation à Flacq pour le 23 et celui de grève pour le 30. Elle organise une réunion élargie de son comité cet après-midi, pour peaufiner l?organisation de la manifestation de vendredi. Mais certains protagonistes de la crise s?accordent même à dire qu?il y aura ?quelque chose, avant la manifestation de Flacq? et que ?le dénouement est imminent?.

Entre-temps, le temps passe. Les frais d?examens doivent être honorés. Beaucoup d?élèves, dont la famille est dans une situation financière délicate, sont dans l?impasse. La date limite est le 2 avril?

Publicité