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Baisse de 80 % des morts à Bagdad depuis le plan de sécurité
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Baisse de 80 % des morts à Bagdad depuis le plan de sécurité
“Depuis le lancement du plan de sécurité, le 14 février, 265 civils et 57 membres des forces de sécurité, dont neuf officiers, ont été tués à Bagdad”, a indiqué au cours d’une conférence de presse Qassim Atta, dressant le bilan du premier mois de l’opération Fardh al-Qanoon (Imposer la loi).
“Il s’agit d’une baisse considérable par rapport à la période précédente, du 14 janvier au 14 février, avant le lancement du plan, au cours de laquelle 1 440 personnes ont été tuées dans la capitale”, a-t-il ajouté.
D’après ces chiffres, le nombre de morts dans les violences a baissé de 80 % depuis le lancement du plan de sécurité.
“Il y a une baisse de 50 % des meurtres à Bagdad depuis le lancement du plan”, a indiqué pour sa part mercredi le général américain William Caldwell, porte-parole de l’armée américaine, qui ne prend pas en compte les autres formes de violences.
“Pas moins de 94 terroristes ont été tués et 713 suspects arrêtés depuis le 14 février, contre 19 tués et 169 arrêtés lors des 30 jours précédents”, a poursuivi Qassim Atta.
“De nouvelles unités vont être déployées dans les prochains jours”, a assuré le porte-parole.
Quelque 90 000 membres des forces de sécurité irakiens et soldats américains sont en train d’être déployés dans la capitale dans le cadre du plan de sécurité, destiné à mettre un terme aux violences, en grande partie confessionnelles, qui ont fait plus de 16 000 morts à Bagdad en 2006, selon les Nations unies. Vingt-trois postes de police conjoints (irako-américain) sont désormais installés à travers la ville, selon l’armée américaine.
La création de ces postes est un des éléments clés du plan et elle marque un changement de stratégie, les forces américaines étant jusqu’à présent basées dans des camps fortifiés situés en périphérie de la capitale.
LA FAMILLE RÉUNIE...
<B>Les dépouilles des fils de Saddam inhumées près de sa tombe</B>
■ Les corps des fils de Saddam Hussein, Oudaï et Koussaï, enterrés dans le cimetière d’Aoudja, ont été déplacés pour être à nouveau inhumés près du mausolée de l’ancien dictateur irakien, ont rapporté des proches. Exécuté par pendaison en décembre, l’ancien raïs a été inhumé sous le dôme octogonal d’une mosquée qu’il avait fait construire dans les années 1980 à Aoudja, son village natal situé au nord de Bagdad. Ses partisans en ont fait un mausolée et viennent se recueillir sur sa tombe en marbre surmontée d’un drapeau. Les deux fils de l’ancien dictateur, tués en 2003 par les forces américaines, reposaient jusque-là dans une concession familiale du cimetière du village. Ali al Nida, chef de la tribu des Albou Nasser, a fait savoir que leurs dépouilles avaient été déplacées récemment dans un jardin situé à l’extérieur du mausolée de Saddam Hussein et ont été inhumées à côté des tombes de Barzane Ibrahim al Tikriti, demi-frère de l’ancien raïs, et d’Aouad Hamed al Bander, ancien président du tribunal révolutionnaire. Ces deux anciens responsables du régime de Saddam Hussein ont été exécutés en janvier. Une dizaine de membres de la famille étaient présents, a déclaré Nida à Reuters. Le corps du fils de Koussaï, Moustafa, a également été déplacé.
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