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L?eau? et le ton montent
Pendant la saison des pluies, c?est toujours le même paysage de désolation au morcellement de Chazal, à Flic-en-Flac. Et comme il fallait s?y attendre, la pluie qui a arrosé l?île à la fin du mois de février a transformé ce quartier de Flic-en-Flac en marécage.
Depuis le passage du cyclone Gamede surtout, les habitants doivent faire face à la montée des eaux. Ils sont incommodés par l?odeur qui émane des caniveaux bouchés. Baby Mardaymoothoo, membre de Action Civique de Flic-en-Flac, craint que les moustiques vecteurs du chikungunya prolifèrent dans cette eau. ?Il est vrai que le niveau baisse considérablement chaque jour, mais tout le monde est au courant qu?il suffit de quelques centimètres d?eau pour des moustiques pullulent?, dit-il.
Cet habitant du morcellement de Chazal déclare que depuis plusieurs années, il milite pour que le gouvernement trouve une solution au problème d?inondation. Ce morcellement, bâti sur une ancienne carrière de sable, est souvent sous l?eau. Le problème a été évoqué une nouvelle fois après le passage du cyclone Dina en 2003. Quatre ans ont passé mais le problème reste entier.
?L?ancien gouvernement avait annoncé dans le budget de 2005, qu?une somme serait réservée pour le résoudre le problème d?inondation. Il y a eu le changement de gouvernement et nous n?avons rien entendu depuis?, dit-il. Il y a souvent des touristes dans les campements de ce morcellement et cette fois encore, ils ont été contraints de rester chez eux alors que d?autres pataugeaient dans l?eau pour aller au restaurant. Les habitants ont aussi eu beaucoup de mal pour se rendre à leur travail.
Kishan Anendoo qui habite le morcellement depuis deux ans, est de ceux qui ont dû rester chez eux pendant les grosses pluies. Il affirme que l?eau lui arrivait aux genoux.
C?est un ruisseau qui traverse à l?arrière de ce morcellement qui est en partie responsable de l?inondation au morcellement de Chazal. L?eau de ce canal souvent reflue vers les drains du morcellement. Le conseil de district de Rivière-Noire nettoie le ruisseau occasionnellement. Il y a aussi certaines personnes du morcellement Bismic qui ont obstrué des canaux qui alimentent ce ruisseau.
Krishna Babajee, le député de la circonscription, était sur les lieux mardi. Il dit ne pas comprendre pourquoi les travaux, qui étaient prévus, n?ont jamais débuté. Toutefois, il annonce que des mesures immédiates seront prises pour évacuer l?eau. Une équipe sera dépêchée pour répandre des larvicides dans les drains. ?Nous effectuerons des travaux appropriés bientôt pour régler ce problème une fois pour toutes.? Mais il n?est pas en mesure de dire quand ils débuteront.
Le président du district, Aneerood Chunwan, confirme que le dragage du ruisseau de Maroussem débutera bientôt. Le conseil de district et le ministère l?Environnement se chargeront des travaux, avec la permission du propriétaire du terrain sur lequel passe le ruisseau.
Le propriétaire a donné la permission au conseil de district de déposer des déchets verts sur son terrain. Le président demande aux habitants du district d?être patients car il fait le maximum pour nettoyer tous les villages avec le concours du secteur privé. ?Je condamne certaines personnes qui continuent de jeter leurs ordures là où nous avons déjà nettoyé. Nous leur donnons un service gratuit, mais elles ne respecte rien et ces personnes se plaignent. Si cela continue, je demanderai au gouvernement de faire payer le service de voirie?.
<B>PRÉCISION</B>
Nous avons écrit la semaine dernière que le conseil de district paie Rs 1 m annuellement au CEB pour ses lampadaires. Le président précise que la facture est de Rs 1 m mensuellement. Il ajoute aussi que le député James Burty David a plusieurs projets pour Richelieu et pas seulement pour Pailles.
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