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Un Français parle de trafic d’influence au PMO
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Un Français parle de trafic d’influence au PMO
C’est une histoire d’amour qui finit en rupture avec, en toile de fond, des allégations de trafic d’influence au bureau du Premier ministre (PMO) et de blanchiment d’argent.
Le concerné, un Français qui s’estime victime, a envoyé un dossier à l’Independent Commission against Corruption (Icac) tout en portant plainte à travers ses hommes de loi, Mes Ponambalum et Jean-Claude Bibi.
Son ex-épouse affirme qu’elle n’a pas encore pris connaissance des allégations portées contre elle officiellement mais elle affirme : “Mon ex-mari est un mythomane.” Quant aux allégations de blanchiment d’argent, elle dit : “C’est complètement farfelu et j’ai des documents pour prouver le contraire.”
Le Français, qui a voulu rentrer pour fêter la Noël, s’est vu refuser l’entrée à Maurice par les services de l’immigration à l’aéroport de Plaisance. Il a un permis de résidence limité, il vit avec une Mauricienne qu’il épousera le mois prochain.
Du côté des autorités, on argue que le dossier du Français n’est pas clair car il contient des plaintes de son ex-épouse, une Mauricienne aussi, et qu’il ne possède pas la nationalité mauricienne.
Il y a plus de trois ans, le ressortissant français avait investi dans une affaire liée à la plongée sous-marine dans le Nord. Il dit avoir été contraint “sous pression de certains hauts fonctionnaires au sein même de la police”, de céder son business à son ex-épouse. Dans une lettre envoyée à l’Icac, il affirme que son dossier a été noirci avec l’aide de son ex-épouse et de hauts fonctionnaires de manière délibérée.
“Mon ex-épouse m’avait me-nacé en me disant que je ne pourrais rien faire car elle a des contacts à tous les niveaux à Maurice, que ce soit à l’Hôtel du gouvernement ou à la police”, a-t-il déclaré à l’express de l’île de la Réunion.
<B>“Dossier noirci”</B>
“En janvier 2007, j’ai déposé mes documents en Cour suprême à Port-Louis. En novembre 2006, je suis parti pour l’Europe pour vendre mes effets personnels mais quand j’ai voulu m’installer à Maurice, on m’a interdit l’accès. Il semble que des hauts fonctionnaires m’ont fait mettre sur la liste noire pour arranger les affaires de mon ex-épouse.”
Il écrit plus loin à l’Icac : “Depuis le 25 décembre 2006 je suis à l’île de la Réunion et une personne au bureau du Premier ministre m’empêche d’entrer à Maurice afin que justice soit faite.” Un haut gradé de la police et un haut fonctionnaire du bureau du PM seraient en cause. Le Français demande, à travers l’Icac et ses hommes de loi que le Premier ministre, Navin Ramgoolam soit mis au courant de cette affaire.
Il fait également état d’un montant de Rs 2,9 millions que lui a empruntées son ex-épouse en devises. Il donne des détails sur le patrimoine immobilier de celle-ci et d’autres effets de valeur tels que voitures et terrains acquis pour des millions de roupies, et compte bancaire à l’étranger.
Certains effets, selon lui, fi-gurent sous le nom de tierces personnes. Son ex-épouse serait également dans le business et posséderait, entre autres, une maison de jeux.
Pour sa part, Me Jean-Claude Bibi précise : “Mon client est sincère dans ce qu’il avance. On doit lui rendre son argent et son business. C’est vrai que des hauts fonctionnaires ont noirci son dossier, notamment à la police.” L’Icac va enquêter à partir de cette lettre.
La Mauricienne explique, elle, que son ex-mari a eu des problèmes avec les autorités mauriciennes pour cause de chèques en bois. Concernant les allégations selon lesquelles elle aurait “volé” le business de son ex-mari, elle tient à préciser : “C’est lui qui me doit des millions et je l’attends de pied ferme pour le traduire en justice.”
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