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Le dodo revit… en ciment
Sanjay Seegobin, 43 ans, donne des coups de ciseau précis dans un morceau de bois. Calé dans un coin de sa maison à La Flora, Sanjay partage sa passion avec son ami Preetam Jeebun et son père : il sculpte des dodos.
Cet engouement pour la sculpture et la fabrication d’objets artisanaux avec… du ciment a commencé pour Sanjay en 1987 alors qu’il participait, pour la première fois, à une exposition à l’hôtel La Croix du Sud. L’exposition avait été organisée dans le cadre du festival de la mer. Il y exposait des boîtes de bijoux, des pendentifs, et des cadres pour tableaux.
Comme il n’y avait pas, à cette époque, assez d’importateurs de meubles ou de grandes surfaces qui les commercialisaient comme c’est le cas aujourd’hui, Sanjay profita de cette exposition pour nouer des contacts. Il ne tardait pas à remplir son agenda avec les commandes. Elles pleuvaient littéralement.
“Mo ti manque confiance au départ. Mo ti per qui mo pas capav respecté mo ban l’engagements”, avoue le menuisier-sculpteur.
Redonner vie aux espèces disparues</B>
A force de persévérance, Sanjay finit par se laisser convaincre qu’il pourrait offrir des produits de qualité à ses clients.
Encouragé par son ami Preetam, il envisage alors de faire autre chose que la menuiserie.
Avec l’âge et l’expérience, ce père de deux enfants en bas âge, a fini par se découvrir une autre passion. Travailler avec du ciment et d’autres matières dont le bois pour donner une autre dimension aux espèces en voie de disparition et apporter sa touche personnelle pour décorer les hôtels.
La surprise pour Sanjay vient d’une famille de Nouvelle-France lorsque celle-ci vient lui demander de faire travailler ses méninges pour lui proposer des tableaux pour l’un de ses enfants.
Habitué à relever les défis, l’habitant de La Flora saute sur l’occasion. Il accueille favorablement l’idée et ne lésine pas sur les moyens, passe des nuits blanches, respecte son engagement et livre le travail dans les délais convenus. “Il est vrai que nous travaillons pour de l’argent mais je peux vous dire que j’ai éprouvé une très grande satisfaction le jour où j’ai fait le bonheur de cette famille en leur livrant les tableaux commandés”, confie-t-il.
Pour ce qui est des objets en ciment mélangés avec d’autres matières, Sanjay et Preetam ne sont pas pressés, même s’ils caressent l’idée de trouver un marché pour ces produits. “Nous n’allons certainement pas repousser les clients qui nous demandent de décorer leur cour ou même des propriétaires d’hôtel pour tout autre décoration”, dit Sanjay.
En attendant, Sanjay et Preetam continuent à faire de la menuiserie, des tableaux et des oeuvres en ciment.
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