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Guerre entre les loueurs de transats à Péreybère
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Guerre entre les loueurs de transats à Péreybère
A partir d’aujourd’hui, on devrait s’attendre à une plus forte présence policière sur la plage publique de Péreybère. Conséquence des incidents survenus hier. En effet, deux loueurs de parasols et de fauteuils de plage en sont venus aux mains pour régler leurs différends. Un litige qui aurait pour toile de fond la concurrence qui s’est installée dans cette activité.
De sources policières, nous apprenons que trois loueurs offrent ce type de services à Péreybère. Ils se différencient par la couleur de leurs fauteuils, à savoir, rouge, jaune et bleu respectivement. Mais la Beach Authority du ministère des Administrations régionales, avait toutefois décidé de ne pas renouveler le permis de deux d’entre eux. “Ces deux opérateurs opèrent en tandem et sont détenteur d’un permis les autorisant à offrir des services tels que le parasailing et autres loisirs nautiques. Ils ont fait une demande auprès de la Beach Autority pour louer les transats mais on leur a accordé un permis temporaire de quelques mois seulement”, fait ressortir un officiel de la Beach Autority.
Toutefois, ces deux loueurs opèrent toujours à l’entrée de la plage publique. Ceux qui se sont échangés des coups ont dû s’expliquer au poste de police de Grand-Baie hier. Les hommes du chef inspecteur Ramjaun enquêtent pour tirer au clair cette affaire. Entre-temps, la police a prévu de déployer plus d’agents sur cette plage très convoitée.
La présence des fauteuils de plage a occasionné bien d’autres problèmes. Des touristes qui ont voulu aller à la plage sans toutefois louer ces fauteuils se plaignent maintenant d’un manque d’espace. Claudie Poyet, une touriste française qui vient régulièrement à Maurice, dit constater que “les plages sont cette année plus encombrée avec les fauteuils”. Pourtant, dit-elle, cela fait dix ans qu’elle fréquente ce lieu. En allant s’enquérir auprès du loueur, dit-elle, celui-ci lui a uniquement répondu qu’il avait des appuis du gouvernement…
Touristes choqués
Cette touriste dit avoir, avec le concours d’autres touristes, adressé une pétition au ministère concerné de même qu’à la “mairie” de Grand-Baie pour leur faire part des problèmes entre les loueurs de transats et les touristes. Quant aux incidents d’hier, elle trouve que “ce n’est pas normal car cela devient violent et nuit à l’image des Mauriciens”.
Un autre couple de retraités français se disent, eux, choqués : “Les transats occupent toute la surface de la plage déjà étroite avant-même que des personnes ne les louent.” Les Mauriciens, ont à leur tour clamé que les plages publiques sont de plus en plus restreintes, réduisant ainsi leur espace de loisir.
Dans les milieux de la Beach Authority, on déplore l’absence de dispositions légales sur l’octroi de permis pour la location de transats. “Ce n’est pas dans le schedule (NdlR : programme) de notre organisation qui prévoit des permis pour des activités commerciales telles que fast-foods, entre autres. Vers la mi-août, le conseil d’administration avait pris la décision d’arrêter de délivrer les permis pour louer les transats. Toutefois, vu que des permis ont été délivrés sous le gouvernement précédent, on a considéré que c’était injuste de les révoquer car ces personnes gagnent leur pain quotidien avec. Toutefois, en début de cette année, suite à certaines pressions venues d’en haut, des permis ont quand même été alloués….”.
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