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De faux médicaments déferlent sur les pays pauvres
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De faux médicaments déferlent sur les pays pauvres
Des médicaments contrefaits et potentiellement dangereux, vendus pour certains sur Internet, déferlent sur les marchés insuffisamment contrôlés des pays en voie de développement, a fait savoir hier l’Organe international de contrôle des stupéfiants (OICS).
Quelque 25 à 50 % des médicaments consommés dans les pays en voie de développement pourraient être contrefaits, affirme l’OICS dans son rapport 2006, citant des informations de l’Organisation mondiale de la santé. Les fournisseurs peuvent aussi bien être des marchés, dans les villages, que des sites Internet.
“Nous pensons que ce marché est en forte croissance. (Il) expose les patients à de graves problèmes de santé en fournissant des médicaments (...) qui sont inefficaces et, dans certains cas, mortels”, peut-on lire dans le rapport.
L’OICS met l’accent sur les dangers que représentent des marchés peu contrôlés et minés par la corruption où de faux médicaments prolifèrent, ainsi que l’abus, de plus en plus fréquent, de médicaments.
L’OICS, un organe judiciaire indépendant élu par les membres des Nations unies pour suivre l’application des conventions internationales sur la lutte contre la drogue, affirme que les Iraniens sont devenus les plus gros consommateurs d’opiacés du fait de la position de leur pays sur l’itinéraire des exportations afghanes.
La production afghane représente plus de 90 % de l’opium produit à l’échelle mondiale.
Afin de répondre à la demande croissante pour les médicaments à bas prix, les trafiquants utilisent de plus en plus Internet, ainsi que les services postaux, pour distribuer leurs produits.
“L’abus et le trafic de médicaments vont dépasser la consommation de drogue. La demande pour ces produits est si forte qu’elle a fait naître un nouveau phénomène, les médicaments de contrefaçon (...). Les progrès réalisés ces 40 dernières années dans le contrôle des drogues sont en train d’être sapés”, écrit l’OICS.
Police corrompue</B>
Le président de l’OICS, Philip Emafo, a déclaré que les gouvernements devaient appliquer les lois existantes et repenser la lutte contre la cybercriminalité.
L’OICS préconise que le Bureau des Nations unies sur les drogues et la criminalité et l’Organistaion mondiale de la Sant aident les Etats membres manquant de moyens financiers et dépassés par l’ampleur du trafic, qui prospère dans les pays où les forces de police sont sujettes à la corruption.
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