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La Chine déclenche une vague de mini-krachs à travers le monde

1 mars 2007, 00:00

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La nervosité se fait contagieuse. Une tentative du gouvernement chinois de freiner la spéculation sur les Bourses chinoises est à l’origine d’une série de mini-krachs dans plusieurs places financières internationales. Dans la foulée, le Dow Jones américain est descendu à son niveau le plus bas depuis les attaques du 11 septembre 2001. L’économie mauricienne peut profiter de la faiblesse relative de l’économie américaine (marquée par d’autres mauvaises nouvelles), surtout si le dollar continue à s’affaiblir face à l’euro.

Les investisseurs ont mal réagi à cette intervention des autorités chinoises contre la spéculation. Depuis quelque temps, la Bourse de Shanghai a été la proie d’actions spéculatives de la part des investisseurs. Craignant une surchauffe du marché (la spéculation a porté les cours à des niveaux records avec, à la clé, une progression de 130 % en 2006), le gouvernement de Beijing a voulu calmer les choses.

Sauf que cette initiative a rendu les investisseurs très nerveux. “Les spéculateurs ont estimé qu’ils n’avaient aucune motivation pour rester sur le marché et ont commencé à liquider leurs actions. Cela a eu des effets dominos sur plusieurs autres marchés”, explique un observateur financier à Maurice. “C’est le genre de problème qu’on peut rencontrer lorsque les gouvernements interviennent sur les marchés boursiers. Cela crée la panique chez les investisseurs. Le gouvernement doit laisser le marché libre”, commente-t-il.

Le mouvement de prise de bénéfices, lundi dernier, aura été violent. La Bourse de Shanghai a perdu 9 % durant la séance. La dynamique de repli marqué a touché la plupart des Bourses mondiales, de l’Europe à l’Asie, en passant par l’Amérique latine. Mardi, l’indice européen FTSEurofirst 300 a fini la journée en baisse de 2,79 %, la Bourse de Londres a perdu 2,31 %, celle de Francfort 2,96 % et celle de Paris 3,02 %. L’indice Nikkei de Tokyo cédait hier plus de 3 %, soit une des plus fortes chutes enregistrées en huit mois.

A Wall Street, aucun secteur n’a été épargné. Les grandes entreprises bien implantées sur le marché chinois ont été particulièrement touchées. En effet, les liens économiques grandissants entre les Etats-Unis et la Chine ont favorisé une rapide réaction des investisseurs américains aux mauvaises nouvelles de Shanghai. Les filiales chinoises des multinationales américaines sont souvent cotées sur les marchés chinois.

Bonne nouvelle pour Maurice

La chute des valeurs boursières à Shanghai a un impact négatif sur les comptes consolidés des entreprises américaines concernées. Une détérioration au niveau des earnings per share de ces compagnies a fait fuir les investisseurs, entraînant dans son sillage une chute brutale des marchés boursiers aux Etats-Unis.

Mais il n’y a pas que l’effet contagieux de la Chine. Les dernières statistiques du Département américain du commerce sur les commandes des biens durables sont plutôt décevantes. Aux yeux des investisseurs, les perspectives de croissance de la plus puissante économie au monde ne sont pas très brillantes. Les dernières déclarations de l’ancien président de la Fed, Alan Greenspan, qui n’exclut pas une récession aux Etats-Unis cette année, ont ravivé les inquiétudes dans ce sens.

Le dollar américain risque fort de traverser des périodes de turbulences, à un moment où l’euro est en train de gagner du terrain. “Le billet vert est également à la merci des tensions géopolitiques. La crise nucléaire iranienne met de la pression sur la monnaie américaine. Il y a aussi le fait que les Banques centrales à travers le monde soient en train de diversifier leurs réserves hors du dollar. Elles sont en train de réorienter leurs portefeuilles en faveur de l’euro”, explique un analyste.

La monnaie unique européenne qui s’affermit face au billet vert est une bonne nouvelle pour les industries mauriciennes, dit-il. Car celles-ci payent le gros de leurs factures d’importation en dollars et reçoivent la plus grosse part de leurs recettes d’exportation en euros.

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