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Les Réunionnais peuvent souffler
Pour la deuxième fois en cinq jours, l’île de la Réunion est repassée en phase de prudence après la levée de l’alerte rouge à 8 heures hier matin alors que le cyclone Gamede s’éloignait du département français d’outre-mer en laissant une première victime.
Le corps de la femme disparue avant-hier, emportée par un radier en crue, a été retrouvé hier matin, selon la préfecture. Le nombre des blessés s’est élevé à 80 dont trois graves. Mardi soir, 40 000 foyers étaient toujours privés d’électricité et 115 000 d’eau.
<I>“Le corps de la femme disparue a été retrouvé hier matin(…) Le nombre des blessés s’élevait à 80, dont trois graves(…) 40 000 foyers étaient privés d’électricité et 115 000 d’eau(…) François Baroin s’est rendu sur le lieu de l’affaissement du pont de la rivière Saint-Etienne.”</I>
Dès la levée de l’alerte rouge hier matin, le ministre de l’Outre-mer François Baroin s’est envolé vers le sud de l’île pour se rendre sur le lieu de l’affaissement du pont de la rivière Saint-Etienne et faire un premier bilan du passage de Gamede. Il avait annoncé avant-hier son intention “de rencontrer au plus vite tous les acteurs économiques”.
Avec cette nouvelle phase de prudence motivée par le mauvais état du réseau routier ainsi que des réseaux d’eau et d’électricité, “les établissements scolaires y compris de l’enseignement supérieur restent fermés”, indique la préfecture dans un communiqué.
Les Réunionnais peuvent à nouveau circuler librement avec “la plus grande prudence” sauf sur la bande littorale, les plages et près des ravines en crue. Situé à 485 km des côtes sud-ouest de l’île à 10 heures hier matin, Gamede continue de s’éloigner en direction du sud-sud-ouest à 24km/h.
A la suite du passage du cyclone Gamede, Dominique Perben, ministre des Transports, de l’Equipement, du Tourisme et de la Mer, a demandé qu’une mission d’experts du Service d’études techniques des routes et autoroutes (SETRA) et du Centre d’études techniques de l’équipement (CETE) d’Aix-en-Provence se soit rendue hier sur l’île de la Réunion pour déterminer les mesures permettant de rétablir au plus vite la circulation sur la RN 1.
L’effondrement d’un des deux ponts enjambant la rivière Saint-Étienne engendre de grosses difficultés de circulation sur cet axe de communication important du sud de l’île de la Réunion.
Les ingénieurs experts du SETRA et du CETE d’Aix-en-Provence, organismes techniques du ministère des Transports, de l’Equipement, du Tourisme et de la Mer, qui participent à cette mission diligentée par Dominique Perben sont chargés :
● de préciser les conditions de remise en service du pont qui est resté en place,
● d’assister la DDE pour définir des solutions provisoires de rétablissement de la circulation,
● de fournir des premiers éléments sur les modalités et les délais de reconstruction du pont détruit.
S’agissant d’une route nationale, les frais de remise en état et de reconstruction seront pris en charge par l’Etat.
<I>© AFP</I>
SECOURS
<B>Des sapeurs-sauveteurs dépêchés sur place </B>
■ Un détachement de 60 sapeurs-sauveteurs de la Sécurité civile, des équipements permettant la production d’eau potable et du matériel de tronçonnage, de bâchage et de levage devaient quitter Nogent-le-Rotrou, dans le centre de la France, avant-hier à destination de la Réunion, frappée par le cyclone , selon le ministère de l’Intérieur.
“Ce dispositif renforcera le dispositif de secours et d’assistance à la population réunionnaise dont la vie est très perturbée par le phénomène météorologique”, souligne le communiqué, précisant que la décision a été prise par le ministre de l’Intérieur et de l’Aménagement du territoire Nicolas Sarkozy, en liaison avec son collègue à l’Outre-mer François Baroin, actuellement sur place. Le ministère de la Défense a annoncé de son côté, dans la soirée, que l’escadron de transport outre-mer ETOM 50, stationné à Saint-Denis, participerait ”avec ses moyens aériens au ravitaillement d’urgence des localités les plus isolées”. La Réunion était de nouveau placée en alerte rouge en raison du retour annoncé de Gamede, qui a déjà touché à distance l’île le week-end dernier. Bien que se trouvant à plusieurs centaines de kilomètres de la Réunion, le phénomène se fait toujours sentir. Ainsi, le corps d’une femme emportée avec sa voiture et portée disparue, selon la préfecture a été retrouvée.
RÉGION
<B>Un plan climat mis en place</B>
■ Pour intégrer dans son Schéma d’aménagement régional la double contrainte posée par le changement de climat, à savoir la mise en place de mesures pour l’adaptation à ses effets et d’autres pour l’atténuation des causes, la pyramide inversée s’adjoint le concours de l’Observatoire national sur le réchauffement climatique, présidé par Paul Vergès.
C’est ce qu’on appelle redoubler d’efforts. La Région Réunion veut décliner à l’échelle de l’île le Plan climat arrêté en juin 2006 visant à permettre à la France de tenir - ou au moins s’approcher - des objectifs du protocole de Kyoto pour lutter contre le réchauffement climatique.
Le Plan climat régional, c’est son nom, a été lancé officiellement par le président du conseil régional, Paul Vergès, hier soir, au terme de deux jours d’exposés et de débats consacrés aux initiatives mises en œuvre pour inscrire l’avenir de notre territoire dans une stratégie de développement durable.
Concrètement, cette intention se traduit par un programme d’actions relevant de deux protocoles d’accord. Le premier engage l’assemblée régionale et l’Observatoire national des effets du réchauffement climatique (Onerc) qui ont en commun leur président.
L’Onerc apportera son expertise en vue de déterminer les sujets à traiter dans le Schéma d’aménagement régional (SAR) ainsi que la rédaction du règlement de chacune des zones en matière d’adaptation aux effets du changement de climat, tout en tenant compte des nécessités de l’atténuation des causes.
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