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Airbus : les ailes coupées…
Président d’ Airbus et coprésident de la maison-mère, EADS, Louis Gallois a présenté, hier, au comité de groupe européen, les mesures du plan “Power 8” destiné à restructurer l’avionneur. Selon certaines informations, il a détaillé, dans un climat tendu, les quelques 10 000 suppressions d’emplois pays par pays et annoncé la cession de quatre des seize sites européens.
La France serait la plus touchée avec 4 300 postes supprimés, dont 1 100 au siège à Toulouse et deux ventes de sites (Méaulte dans la Somme et Saint-Nazaire Ville). Viennent ensuite l’Allemagne avec 3 700 emplois et deux sites cédés (Varel et Nordenham), l’Angleterre avec 1 250 postes et l’Espagne avec 450 emplois. Cette réduction globale d’effectifs se répartirait pour moitié entre les salariés d’Airbus d’un côté et les sous traitants travaillant sur les sites français et les intérimaires allemand de l’autre.
Les syndicats européens avaient commencé à se mobiliser avant-hier, à Bruxelles. Les Français, de leur côté, devaient s’opposer au plan. Emmenés par Force ouvrière, il n’excluaient pas de bloquer le processus de consultation pour alerter les pouvoirs politiques.
A ce volet social, qui concernera le personnel administratif de l’avionneur, s’ajoute une réorganisation en profondeur du groupe qui, pour la première fois depuis sa création en 1970, entreprend de rationaliser sa production. Il s’agit d’unifier la production, de mieux l’organiser et d’augmenter le recours à la sous-traitance comme l’a fait Boeing pour se concentrer sur son métier de base : la conception, l’assemblage et la vente d’avions. Si Boeing fait fabriquer 70 % de son 787 Dreamliner hors de ses murs, l’objectif d’Airbus est de monter de 30 % à 50 % pour le futur A 350.
Cette nouvelle répartition a été au centre de tensions entre les deux principaux partenaires la France et l’Allemagne, cette dernière ne voulant pas être sacrifiée. Il est acquis qu’Hambourg sera à terme le pôle central d’assemblage de l’A 320 et de son successeur.
<B>Sarkozy dément avoir bénéficié d’un rabais sur son appartement</B>
Nicolas Sarkozy a, selon Le Canard enchaîné, bénéficié d’un rabais d’au moins 300 000 euros lors de l’achat de son duplex à Neuilly en 1997. Le candidat de l’ Union pour un mouvement populaire (UMP) aurait acheté son appartement au promoteur immobilier Lasserre, le “promoteur favori de la mairie de Neuilly”, affirme l’hebdomadaire dans son édition d’hier.
Le candidat présidentiel de l’UMP, en déplacement avant-hier à Madrid, a “formellement” contesté des informations “outrancières, ridicules et opportunes dans le calendrier électoral”. Selon l’hebdomadaire satirique, paru hier, Nicolas Sarkozy a acquis l’appartement situé sur l’île de la Jatte à un prix de 12 à 35 % moins élevé que ceux constatés lors de transactions réalisées au même moment dans la même résidence. Le Canard enchaîné a effectué des recherches à la conservation des hypothèques, pour estimer les prix dans la résidence concernée en 1997.
Sarkozy aurait en outre bénéficié de travaux restés à la charge du promoteur pour un montant de 925 000 francs (140 000 euros environ), auxquels s’ajoutent 500 000 francs (76 000 euros environ) de ristourne sur d’autres travaux d’aménagement, ajoute l’hebdomadaire.Quand, en novembre 2006, le couple Sarkozy a revendu le duplex pour 1,94 million d’euros, il a réalisé une plus-value de 122 %, selon Le Canard enchaîné. Nicolas Sarkozy a déclaré qu’il payait l’impôt sur la fortune, quand avait éclaté la polémique sur la société civile immobilière de Ségolène Royal et François Hollande. Depuis, il n’a pas publié son patrimoine, comme il l’avait annoncé.
<B>© Le Monde 2007
Distribué par The New York Times Syndicate</B>
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