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La Banque mondiale propose la réintroduction des frais universitaires
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La Banque mondiale propose la réintroduction des frais universitaires
Dans son dernier rapport économique sur Maurice, la Banque mondiale (BM) propose la réintroduction des frais universitaires. Elle recommande des frais de scolarité (tuition fees) de Rs 30 000 par an pour les 3 000 étudiants de l?université de Maurice.
Ces frais de scolarité pourraient générer environ Rs 90 millions, soit près de 20 % du budget de l?enseignement du post-secondaire du ministère de l?Education, est-il écrit dans ce Country Economic Memorandum daté de fin janvier.
La BM estime qu?un dialogue avec les partenaires est nécessaire pour développer un consensus sur la réforme du système. Toutefois, elle estime que les étudiants méritants qui n?ont pas les moyens de payer les frais de scolarité devraient obtenir des bourses universitaires.
Par ailleurs, la BM propose de créer un institut de recherche en technologie industrielle le Mauritius Industrial Technology Research Institute (MITRI).
Elle recommande la consolidation des instituts publics de recherche en un seul institut public. Cela apportera une complémentarité utile au reste du système national d?innovation. Ces instituts sont le Mauritius Sugar Industry Research Institute, le Mauritius Oceanography Ins-titute, le Centre de recherches d?Albion et le Food and Agri-cultural Research Council.
Le MITRI fera de la recherche appliquée. Il va parcourir le monde à la recherche des dernières technologies avant de les présenter au secteur privé local. Car très peu d?entreprises mauriciennes ont les moyens d?investir dans la recherche et le développement.
Cet institut pourrait être calqué sur des modèles qui ont connu un succès en Afrique du Sud, en Australie, à Taïwan et à Singapour, entre autres.
Les zones de recherche prometteuses pourraient initialement concerner les technologies d?énergie renouvelable, le seafood, les ressources marines et la biotechnologie liée à la canne.
Rehausser le capital humain
Car la science et la technologie sont essentielles si Maurice veut devenir un centre pour des activités à forte valeur ajoutée et basées sur le savoir. Une décennie après la transformation de l?économie, la sophistication technologique demeure à un niveau bas. L?ouverture à la technologie dernier cri et aux techniques de management de l?étranger reste limitée, excepté peut-être pour le textile et l?habillement, le sucre et le tourisme.
Pour accélérer la transition vers une économie du savoir, Maurice a donc besoin de bouger sur un certain nombre de fronts. Tout d?abord en rehaussant le capital humain, en particulier dans les secteurs de la science, l?ingénierie, et en facilitant les permis de travail pour l?embauche des étrangers. Deuxièmement, en éliminant la lourdeur de certains règlements et améliorant le climat de l?investissement. Tout cela aura un impact positif sur des activités liées à des technologies innovatrices et qui pourraient aussi représenter certains risques.
Outre ces mesures, Maurice a besoin d?un cadre plus cohérent et d?institutions pour répondre aux besoins spécifiques de l?innovation et de la diffusion de la technologie.
Bien que plusieurs éléments d?un système national d?innovation soient présents, y compris une université de première classe, des instituts de recherches publics, des infrastructures de qualité, le financement et un engagement public pour promouvoir une économie du savoir, leur rendement est très bas. Pour cette raison, Maurice a besoin d?une stratégie de technologie qui le mettra au même niveau que d?autres pays.
Dans le contexte de la stratégie de développement, la création d?un ministère de la Science et de Diffusion de la technologie et Stratégie ou alors d?une unité au bureau du Premier ministre pour assurer la coordination au sujet de la politique concernant les sciences et la technologie est préconisée.
Une des priorités des initiatives publiques sera de renforcer les composantes du système national d?innovation et d?encourager des interfaces entre elles, y compris le soutien financier.
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