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« Il s?agit de rattraper le temps perdu »

18 février 2007, 00:00

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La majorité des 438 ouvrières sri lankaises a mis fin à son mouvement de grève vendredi. Qu?est-ce qui a changé au niveau des conditions de travail ?

La seule différence, c?est que dorénavant, les ouvrières ne seront plus appelées à travailler le dimanche, sauf si elles le souhaitent. Cette décision fera désormais partie de la politique de l?entreprise. Pour ce qui est des horaires de travail, il est bon de préciser encore une fois que les employées ne sont pas obligées de faire 70 heures par semaine.

Le contrat, inspiré de celui qu?elles avaient à Dubayy, est plus intéressant. Là-bas elles gagnaient $ 140 pour le même nombre d?heures de travail, alors que notre contrat stipule que si elles arrivent à fournir 70 heures de travail par semaine, elles seront payées $ 200 dollars par mois. Au cas contraire, elles sont rémunérées au prorata. Elles auront aussi droit à un dollar pour chaque heure supplémentaire accomplie.

À combien évaluez-vous les pertes encourues par la compagnie pendant ces dix jours de grève ?

Nous n?avons pas chiffré ces pertes. Maintenant, il s?agit de rattraper le temps perdu pour arriver à rendre les commandes à temps. C?est aussi cela, les risques du métier.

Plusieurs ouvrières sri lankaises ont comparé leur vie à une réclusion. Quels sont vos commentaires ?

Jagath Wellawatta, le président du Sri Lanka Bureau of Foreign Employment, qui était récemment à Maurice pour écouter les doléances des ouvrières en grève, a eu l?occasion de visiter leurs dortoirs. Je vais vous dire mot à mot ce qu?il m?a confié : « What do they expect ? A room like in Sheraton Hotel ? This is more than accepta-ble. » Il a ajouté que, de sa vie, il n?avait jamais vu un environnement de travail de cette qualité. Et avant de quitter l?entreprise, il a tenu à nous présenter des excuses au nom de ses compatriotes.

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