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Os de vie
Moi, je ne m?en rends pas compte, je regarde les artistes que mes mains applaudissent et que mon esprit admire. Et je suis heureuse d?avoir rencontré la route de ces artistes et vu un spectacle tel que mon esprit bouillonne et que mon corps réagi tout seul.
Désolée pour cette longue introduction. Mais c?est ce que j?ai ressenti, en sortant du théâtre, jeudi soir, à la fin du spectacle de la troupe Pascal Montrouge.
La danse contemporaine a cela de formidable qu?elle déroute son spectateur. Qui n?est pas chorégraphe sera sans doute un peu perdu dans le mouvement, mais il aimera chercher la sortie, la clé, oublier la logique, essayer de comprendre, d?apprendre comment, pourquoi il aime tant ce qu?il voit.
En première partie, Pascal Montrouge nous a offert Pardon Mars, 10 minutes de danse et de monologue, d?un charme absolu, où le ballet amoureux d?un H attentionné et d?une jeune F, aimant le saucisson à l?ail et cherchant le Prince charmant.
En seconde partie, Os, un objet d?art chorégraphique, voire philosophique. C?est le sursaut du corps, du squelette à l?intérieur du corps. Celui qui est appelé à demeurer avant de redevenir poussière, et qui chercherait à vivre encore un peu, avant de se décomposer.
Les personnages doivent se dépasser, danser, jouer, s?affronter, se retrouver, encore, jusqu?à s?expulser hors de soi. A trouver le juste milieu, entre deux mondes, entre le sol qu?ils caressent et cet espace qui les entoure et qui semble se resserrer autour d?eux. Le monde change. Il faut évoluer.
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