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Les ouvrières sri lankaises décident de leur sort aujourd?hui
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Les ouvrières sri lankaises décident de leur sort aujourd?hui
Une série de réunions a été organisée, hier, pour tenter de convaincre les 325 ouvrières qui ont été transférées des Casernes à Verdun de reprendre le travail. Organisées en petits groupes, ces réunions ont été animées par un agent recruteur en compagnie de deux représentants du Foreign Employment Bureau du Sri Lanka.
Ces ouvrières, qui en étaient hier à leur neuvième jour de grève, décideront, aujourd?hui, si elles veulent retourner dans leur pays ou reprendre le chemin du travail. Elles ont affirmé au représentant du bureau de l?emploi du Sri Lanka qu?il était convenu que leur salaire de base soit de 200 dollars (Rs 6 800) et corresponde à 280 heures de travail. Or, affirment-elles, elles sont appelées à faire 315 heures de travail pour le même salaire.
Problème d?hébergement
Peu avant la réunion, un certain nombre d?ouvrières sri lankaises avaient manifesté le désir de retourner dans leur pays en raison d?un problème d?hébergement. ?Le nombre de toilettes est insuffisant ?, déclare une autre Sri Lankaise.
Peu avant les différentes rencontres avec les ouvrières, l?agent recruteur a eu une réunion d?explication avec le ministère du Travail. Il a démenti avoir touché de Rs 50 000 à Rs 60 000 contre la promesse d?un emploi à Maurice.
?L?agent recruteur a toutefois confirmé avoir touché 325 dollars par travailleur contre la promesse d?un emploi à Maurice?, a déclaré, hier, Fayzall Ally Beegun, représentant syndical des ouvrières sri-lankaises. Les ouvrières de Verdun ont choisi de passer leur journée dans la cour de l?usine et dans les autobus de la CMT. Elles ont refusé d?être relogées dans un dortoir à St.-Pierre.
Elles avaient commencé à montrer des signes d?énervement le 5 février. Elles ont par la suite fait trois demandes à la direction : (i) remboursement des congés maladie pour toutes les ouvrières (ii) remboursement des congés maladie pour celles qui avaient attrapé la rougeole pendant 25 jours et (iii) travailler 48 semaines par an au lieu de 52 semaines. Devant le refus de la direction d?accéder à la première et à la troisième requête, elles décident alors de se mettre en grève. 70 d?entre elles ont été rapatriées, mercredi à la suite de cette grève.
La direction a décidé de rapatrier 114 Sri Lankaises vendredi soir. Tentative qui a avorté à l?aéroport. Elles réclamaient cinq mois de salaire comme compensation avant de quitter le pays. 350 ouvrières sri lankaises ont repris le travail à Curepipe depuis le transfert des 325 ouvrières. Elles sont considérées par la direction comme des fauteurs de troubles.
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