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Défigurée pour être sortie « sans permission »
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Défigurée pour être sortie « sans permission »
Elle n?a pas tout de suite compris ce qui se passait. Encore moins le pourquoi des coups qui pleuvaient sans qu?elle puisse opposer une quelconque résistance. Sandra (prénom fictif), âgée de 42 ans et mère de deux enfants, tente aujourd?hui de se reconstruire et ne souhaite qu?une chose, vivre loin de ce compagnon violent.
Sa dernière confrontation avec ce dernier l?aura aidée à prendre cette « décision difficile ». Et pour cause, elle a eu le nez brisé sous les multiples coups qui lui ont été infligés.
Elle confie à ses proches vouloir aujourd?hui consacrer davantage de temps à ses deux filles qu?elle n?a pas eu le temps de voir grandir, car elle était trop occupée à éviter les coups d?un conjoint violent. Défigurée, elle récupère peu à peu sur son lit d?hôpital, et explique à ceux venus lui rendre visite, sa crainte d?être de nouveau victime de violence. Ces derniers tentent de la rassurer comme ils le peuvent, lui promettant même qu?elle n?aura plus jamais affaire à son compagnon.
Une violente dispute
Le drame s?est joué dans la nuit de vendredi. Sandra et son compagnon, âgé de 39 ans, se rendent dans un hôtel du littoral ouest où se tient un dîner de gala. De retour à leur domicile, Sandra fait savoir à l?homme dont elle partage la vie depuis maintenant neuf ans, qu?elle souhaite sortir acheter quelque chose à manger. Celui-ci lui fait savoir un peu sèchement qu?il est épuisé et qu?il souhaite partir dormir.
Les relations entre le couple ne sont plus au beau fixe depuis plusieurs mois déjà. « Il leur arrivait souvent de se disputer et même de se battre, mais cela n?était jamais allé plus loin », explique Sylvain, le père de Sandra. Le couple, affirme-t-il, continuait de vivre ensemble uniquement à cause de leur fille, âgée de 6 ans. Sandra a, pour sa part, une fille aînée, issue d?une précédente relation amoureuse. Cette dernière, qui ne s?entend pas avec son beau-père, a préféré vivre chez son grand-père.
Furieuse, Sandra attend que son époux se rende dans la salle de bains pour prendre la voiture et quitter la maison. « J?étais sur le point de regagner ma maison quand j?ai reçu un appel de mon gendre, me disant que ma fille était sortie sans sa permission avec sa voiture. Je lui ai dit de se calmer, mais il m?a répondu qu?elle en subirait les conséquences dès son retour à la maison », explique Sylvain.
Soucieux d?éviter une énième dispute entre sa fille et le conjoint de celle-ci, il décide de partir à sa recherche en commençant par un restaurant où elle a ses habitudes. « Quand je suis arrivé, je l?ai vue qui sortait du restaurant avec un take-away », poursuit Sylvain, visiblement choqué par les récents événements.
Il demande à Sandra de laisser sa voiture à cet endroit et décide de la ramener chez elle dans sa propre voiture. « J?ai appelé un ami de la famille pour qu?il vienne récupérer la voiture de Sandra et qu?il la ramène chez elle », explique le père de la quarantenaire qui confie regretter aujourd?hui son geste.
Et pour cause, une violente dispute éclate lorsque Sandra regagne le toit conjugal. « Mon gendre lui a donné un coup de poing à la figure. Elle n?a pas tout de suite réalisé qu?elle saignait abondamment », explique Sylvain, présent à ce moment. Ce n?est que lorsqu?elle regagne sa chambre que cette mère de famille aperçoit le sang qui lui recouvre la moitié du visage. Paniquée, elle se rue vers le salon et tente de s?en prendre à son conjoint.
Un coup de pied au visage
Au même moment, le collègue, qui est venu ramener la voiture, témoin de la scène, se jette sur Sandra pour tenter de la maîtriser. Selon les dires de Sylvain, c?est à cet instant que son gendre aurait porté un coup de pied au visage de sa fille. « Elle s?est tout à coup écroulée sur le sol. C?est absolument inacceptable que deux individus puissent traiter une femme de la sorte », laisse échapper le père de Sandra.
Blessée au visage, elle est immédiatement transportée à l?hôpital Victoria, Candos, où elle a été admise. « Son état de santé n?est pas très grave, mais les médecins ont préféré la garder en observation et lui faire subir quelques examens », nous explique Sylvain. Et d?ajouter qu?il a rempli une Form 58 et compte aller de l?avant pour que justice soit rendue à sa fille.
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