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L?épouse d?un caporal arrêtée

8 février 2007, 00:00

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Elle se serait fait passer pour l?épouse d?un autre et, avec ce complice, ils auraient escroqué un commerçant de St-Pierre. Chan-tal Anne, 49 ans, l?épouse d?un caporal, a été arrêtée, mardi, par une équipe de la Land Fraud Squad. Elle a comparu en cour de Port-Louis, hier, et répond d?une accusation provisoire d?escroquerie (swindling).

La police soupçonne la quadragénaire d?avoir, avec la complicité d?un homme, extorqué une somme de Rs 475 000 d?un commerçant. L?enquête policière a été supervisée par l?ASP Gurbah et le sergent Ramnarain.

L?affaire remonte à 1995. Le complice de Chantal Anne, un dénommé Jean-Marc, aurait raconté au commerçant qu?il se trouvait dans l?obligation de quitter le toit familial avec son épouse enceinte. Cela à cause d?une vive altercation qu?il aurait eue avec ses parents. Il lui aurait confié qu?il désirait acheter une maison.

Mais étant dans l?incapacité de réunir la somme nécessaire, il lui aurait demandé de se porter garant pour un prêt de Rs 300 000. En compagnie de sa prétendue épouse, Jean-Marc aurait rendu visite au commerçant et pris rendez-vous pour rencontrer le prêteur et le notaire. La maison du commerçant, située à Vacoas, est offerte en garantie. Quelques mois plus tard, le commerçant se serait rendu compte qu?aucun remboursement n?a été effectué. Il a, semble-t-il, demandé des explications à Chantal Anne et à Jean-Marc.

Un bungalow de Rs 2,3 millions

Ces derniers lui auraient proposé de lui rembourser Rs 175 000, somme qu?ils réuniraient en contractant un autre emprunt. Et le comble veut que le commerçant se soit porté garant pour ce nouvel emprunt. Il n?aurait jamais vu la couleur de cet argent. Entre-temps, son terrain est saisi et il décide de consigner une plainte au poste de police de sa localité.

Le caporal Anne et son épouse ont déjà été arrêtés le 2 octobre 2006 pour le même genre de délit. Ils étaient soupçonnés d?avoir escroqué un couple français.

En effet, Michel Durigon a allégué que Chantal Anne lui a proposé d?acheter un bungalow à Cap-Malheureux pour la somme de Rs 2,3 millions en 2002. Elle lui aurait fait visiter la propriété en compagnie de son époux. De France, il aurait transféré de l?argent sur le compte de celle-ci à la Mauritius Commercial Bank. Chantal Anne lui aurait déclaré par la suite que le propriétaire du bungalow ne voulait plus vendre. Il a porté plainte auprès du Central Criminal Investigation Department.

L?accusée a été relâchée après avoir fourni une caution de Rs 10 000 et un engagement de Rs 100 000. Elle a dû aussi fournir une autre caution de Rs 10 000 concernant une autre affaire d?escroquerie qui a aussi été entendue hier.

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