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Une plaque commémorative à l'Union
Quinze heures, vendredi dernier Des rayons du soleil peinent à traverser les épais arbres où se tient la cérémonie de la célébration du 172e anniversaire de l'abolition de l'esclavage, à l'Union. C?est au son des tambours que le Chef commissaire, Johnson Roussety, a procédé à la pose d?une plaque commémorative à l'entrée du Lieu de Mémoire.
Johnson Roussety déclare dans son discours de circonstance qu'il se sent fier d?être un descendant d'esclave. Car il y a plus de honte à être descendant des maîtres qui maltraitaient les hommes. Selon lui il existe encore des esclaves : il veut parler du surendettement et du terrorisme. ?Le gouvernement du Mouvement rodriguais fera tout pour rendre Rodrigues libre de l'esclavage moderne. Nous misons beaucoup sur l'indépendance économique. Pour commencer le Rodriguais doit être propriétaire et non locataire?, a-t-il dit.
Racisme et esclavage
Un peu plus loin, une cérémonie de dépôt de gerbes et un spectacle culturel se déroulaient au Lieu de Mémoire. Sur la place il y a les tombeaux de Philibert Maragon et de son épouse. C'est lui, qui d'après deux historiens Amédée Nagapen et Jocelyn Chan Low, a incité les esclaves à intensifier l?agriculture et l?élevage. A l'époque, il résidait à l'Union qui était une orangeraie. Selon les historiens, Rodrigues a connu plus de racisme que d'esclavagisme. Maragon, agissait comme un agent civil sous le gouvernement français.
Ce n'est que le 4 juin 1836 que l'esclavage fut aboli dans l'île. D'après les dires des écrivains qui ont raconté l'histoire de l'esclavage à Rodrigues devant le public présent, le peuplement de Rodrigues est d'origine malgache. Pour cela il n'y a aucun doute quand on regarde les gens, la cuisine et la pêche. Les brèdes songes et la pêche au casier qui est pratiquée sur la grande Ile ont été citées.
D'après les historiens, Cascade Victoire doit aussi être décrétée lieu de mémoire. Car, d'après l'histoire, une jeune négresse se serait jetée du haut de la cascade pour échapper aux abus sexuels de son maître.
Des photographies retraçant l'esclavage en général, grâce à la collaboration du National Museum Council étaient exposées. La présence de certains membres de l?opposition : Arlette-Perrine Bégué, Nicolson Lissette, Simon Pierre Roussety et Franchette Gaspard, n?est pas passée inaperçue.
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