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La rage de Dayal
Raj Dayal veut devenir de nouveau commissaire de police (CP). A 58 ans, il se dit prêt à relever le défi, d?autant, dit-il, qu?il s?était bien acquitté de sa tâche. Avec son avocat, Me Dev Hurnam, l?ex-CP a tenu une conférence de presse hier, à l?hôtel Saint Georges, de Port-Louis. Le but était de commenter les ?irrégularités? dans l?enquête policière à son égard et certaines pratiques de la commission d?enquête. Le procès pour faux témoignages devant une commission d?enquête a été rayé, vendredi, par la cour intermédiaire. Raj Dayal s?attend maintenant que les autorités proposent que son poste de commissaire de police lui soit restitué. Car, dit-il, on l?avait relevé de ses fonctions en se basant sur des ?témoignages manipulés? : ?Ti ena enn kou deta dan kazern.?
Raj Dayal considère que le procès ?n?aurait jamais dû avoir lieu?. Une fois réintégré à son poste, il entend rencontrer des collègues et ?put the right man in the right place?. Le Premier ministre et le président de la République, dit-il, doivent assumer leurs responsabilités. Il réclame aussi des sanctions contre les ?conspirateurs? responsables de ses malheurs.
Raj Dayal est ensuite revenu sur sa destitution, en novembre 1997. Il dit avoir fait une déclaration écrite au poste de police selon laquelle il existait un complot contre lui. Depuis l?institution de l?enquête policière et le dénouement de l?affaire, dit-il, dix ans se sont écoulés. Entre-temps, toute rémunération lui a été refusée, le contraignant à travailler dans sa plantation afin de subvenir aux besoins de sa famille. Il dit qu?en raison des troubles causées par l?affaire, il a perdu son père. Il demande réparation.
Me Dev Hurnam aborde, lui, la décision de la cour intermédiaire de rayer les procédures pénales engagées contre son client. Il a notamment déclaré avoir constaté une pratique contraire aux dispositions légales. Des documents confidentiels concernant les armes de la police mauricienne ont été divulgués à la publication du rapport, alors même que les travaux de la commission s?étaient déroulés à huis clos. Me Hurnam y voit un complot ourdi pour nuire à Raj Dayal. Il précise que ce procès a été remporté sur ?un ensemble de faits palpables? attestant ?qu?il y a eu complot?.
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