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La plate-forme contre la hausse des frais d?examens s?agrandit
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La plate-forme contre la hausse des frais d?examens s?agrandit
La fronde s?organise. La plate-forme nationale autour de la hausse des frais d?examens pour le School Certificate (SC) et le Higher School Certificate (HSC) continue à s?agrandir. Elle se réunit pour la première fois mercredi afin de décider de l?action à entreprendre en attendant une grande manifestation le 20 février.
Ce samedi, l?Union of Private Secondary Education Employees (Upsee) recevra les représentants d?étudiants dans ses locaux rosehilliens. ?Il y a une grosse colère sur le terrain. Le refus du gouvernement de faire marche arrière n?a fait qu?attiser le feu?, avance Yahya Paraouty, président de l?Upsee et initiateur de cette plate-forme. ?Même des étudiants de collèges d?Etat ont l?intention de se joindre à notre mouvement?, assure-t-il.
Abolition des subsides
Comme c?était le cas lors de la polémique sur la fermeture de la Development Works Corporation, l?opposition et les centrales syndicales du pays se joignent à la résistance.
La hausse des frais d?examen s?explique surtout par la décision gouvernementale d?abolir les 50 % de subsides dont bénéficiaient les candidats, mais aussi par la dépréciation de 25 % de la roupie par rapport à la livre sterling et une légère hausse des prix pratiqués par Cambridge International Examinations.
Le Mouvement socialiste militant (MSM) et le Mouvement militant mauricien (MMM) ont déjà exprimé leur intérêt à participer au collectif, tout comme la Fédération des syndicats du service civil (FSSC), la Government Servants Association (GSA), la General Workers Federation (GWF), la Federation of Progressive Unions (FPU), ou encore le National Trade Union Congress (NTUC). Jack Bizlall devrait également être de la partie.
Au niveau de l?éducation secondaire, la Fédération des managers des collèges privés et la Government secondary schools teachers union (GSSTU) sont également attendues tout comme l?Union des étudiants de l?université de Maurice.
La plate-forme exige le retour des subsides à hauteur de 50 %, ?à tous les enfants indistinctement?, tout en maintenant une prise en charge totale des frais d?examens pour les familles ayant des revenus de moins de Rs 7 500. ?Nous voulons que le gouvernement revienne à l?ancien système?, fait ressortir Yahya Paraouty.
?Endetter des parents n?est pas louable?
Le gouvernement avait décidé vendredi de permettre une subvention de 50 % pour les familles ayant des salaires se situant dans la fourchette de Rs 7 500 à Rs 10 000 si elles présentent deux enfants aux examens. Une option que rejettent avec force les membres de la plate-forme. Idem pour la décision de permettre aux parents ayant des entrées familiales combinées se situant entre Rs 7 500 et Rs 10 000 d?emprunter la somme requise à la banque à des taux bonifiés, remboursable sur 18 à 24 mois. ?Endetter des parents pour leur permettre de payer des frais d?examens n?est pas une initiative très louable?, commente-t-on à la Fédération des managers.
Lors d?une conférence de presse samedi, le ministre de l?Education, Dharam Gokhool, avait par ailleurs lancé un appel aux institutions financières et au secteur privé pour qu?ils lancent un plan de financement dans cette optique.
La mesure de supprimer les subventions découle d?une stratégie de ?réorientation des subsides vers ceux qui en ont le plus besoin?. Du côté du MSM, l?on précise que l?ancien gouvernement avait prévu Rs 70 millions sous le chapitre des subventions sur un budget total de Rs 6 milliards alloué à l?éducation.
FINANCEMENT
Les banques étudient le taux d?intérêt à appliquer
■ Les discussions au sein de la Mauritius Bankers? Association (MBA) sur le plan de financement des frais d?examens des ?School Certificate? et ?Higher School Certificate? ont commencé hier. Aisha Timol, ?chief executive officer? de la MBA, explique que plusieurs banques ont confirmé leur participation. ?Il y a une volonté de mettre en place des facilités pour ce besoin de financement?, indique-t-elle. Il est fort probable qu?un plan uniforme soit présenté par les banques. Les emprunts varieront entre Rs 5 000 et Rs 15 000. ?Nous sommes d?accord sur le principe du taux préférentiel, mais nous réfléchissons encore sur le taux à appliquer?, confie Aisha Timol. Certaines compagnies, à l?instar de la Compagnie nationale de transport (CNT), ont déjà pris une décision. ?Nous avons commencé à informer nos employés. Cette semaine nous finaliserons les modalités?, déclare Raj Daliah, directeur général de la CNT. Les emprunts, remboursables sur 15 mois, à un taux d?intérêt préférentiel varieront entre Rs 3 000 et Rs 10 000. Ainsi, un employé qui emprunte Rs 10 000 remboursera environ Rs 400 par mois. ?Lorsque le gouvernement demande de l?aide du secteur privé, nous ne pouvons qu?être d?accord?, précise Jacques de Navacelle, directeur du Joint Economic Council .
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