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Une voie rapide pour traiter les urgences des PME

6 février 2007, 00:00

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Les permis d?opération et le manque d?information gênent toujours les petits business. Les entrepreneurs ont partagé leurs soucis avec les autorités hier, lors d?une rencontre au Sir Harilall Vaghjee Hall. La rencontre avait été organisée par le ministère du Commerce et de l?Industrie et la Small Enterprises and Handicraft Development Authority (Sehda).

Les entrepreneurs ont ainsi expliqué que les contraintes administratives perdurent malgré les mesures prises pour alléger le système de certification du business. Et le ministère a décidé de mettre en place une fast track pour traiter leurs doléances.

Avec la nouvelle loi sur la Business Facilitation, les procédures ont été simplifiées. Toutefois, certains contrôles après l?entrée en opération des entreprises prêtent à confusion aux yeux des entrepreneurs. Et certaines paperasses bloquent le processus au niveau des collectivités locales et d?autres organismes qui délivrent des permis, disent des opérateurs.

Les autorités disent prendre ces griefs très au sérieux. Le ministre de l?Industrie, Rajesh Jeetah, affirme qu?il présidera le comité du fast-track pour veiller à ce que toutes les institutions d?accompagnement réagissent aux problèmes rapidement.

Le gouvernement fonde beaucoup d?espoir sur les PME pour contribuer à la richesse nationale et pour démocratiser l?économie. ?L?objectif de mon ministère est de créer 500 nouveaux millionnaires durant notre mandat. Le gouvernement donnera tout son soutien à cet effet?, souligne le ministre.

?Sonder davantage les marchés étrangers?

Toutefois, Rajesh Jeetah admet que les agences de soutien de l?Etat devront revoir leurs approches. Un de ses soucis majeurs est d?assurer que les services de ces agences atteignent les PME qui en ont besoin. Car ?beaucoup ne savent même pas quelles sont les facilités qu?elles offrent?.

Le gouvernement invite aussi les PME à explorer les opportunités dans le seafood, les technologies de l?information et des communications (Tic) et la land-based oceanic industry (LBOI). ?Il ne faut pas que ces business soient pris par quelques grosses entreprises seulement. Il faut que les petits entrepreneurs se regroupent pour en prendre avantage. Il faut aussi sonder davantage les marchés étrangers?, fait ressortir le ministre qui estime que les PME devraient pouvoir obtenir leur part de business dans les activités de la LBOI, dont l?exploitation des fermes marines et de la désalination de l?eau de la mer.

Le ministre de la Technologie informatique et des télécommunications, Etienne Sinatambou, a, lui, parlé des perspectives dans les Tic. Il a cité l?exemple de l?Inde où les PME contribuent jusqu?à 30 % du chiffre d?affaires du secteur.

Vijay Ramgoolam, directeur de la Sehda, a de son côté passé en revue les nombreuses facilités offertes par l?organisme pour aider les nouveaux entrepreneurs à démarrer leurs activités et les PME existantes à se développer.

La Sehda met beaucoup d?accent sur la formation des petits entrepreneurs pour que ceux-ci puissent opérer de manière professionnelle. ?Nous sommes conscients que de petites entreprises opèrent avec des personnels très restreints et ne peuvent libérer leurs employés pour la formation. Nous travaillons ainsi sur un plan d?intervention en entreprise?, dit-il.

Vijay Ramgoolam a aussi évoqué le transfert des technologies et des connaissances en faveur des PME. La Sehda aide aussi les opérateurs à trouver des marchés tant à Maurice qu?à l?étranger.

L?accès aux financements reste une préoccupation majeure pour les PME. Benyram Chooramun, directeur de la Development Bank of Mauritius (DBM), a expliqué les nouveaux plans de financement pour les petits opérateurs.

Raj Ringadoo, président du SME Partnership Fund (nouveau nom de l?Empowerment Fund pour éviter la confusion avec Empowerment Programme) a, lui, renseigné l?auditoire sur les modalités de ce fonds de capital-risque.

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