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Les habitants pataugent dans la boue

1 février 2007, 00:00

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La famille Surjoo, habitant rue Jasmin, Batimarais, revit une nouvelle fois le même cauchemar que l?année dernière bien que la firme Superbuilders ait comblé les tranchées laissées après la pose de câbles. Devant leur entrée et tout le long de la rue, c?est un amoncellement de terre qui ne permet le passage que sur une planchette posée par terre. Quant aux véhicules, ils restent bloqués à l?intérieur des maisons.

Pour rappel, en mars de l?année dernière, un habitant de cette rue a éprouvé les pires difficultés pour les funérailles de sa mère. Les gens qui venaient présenter leurs condoléances à la famille n?arrivaient pas à circuler librement à l?intérieur de sa maison comme à l?extérieur en raison des travaux qui étaient en cours pour la construction de drains. Cette situation a suscité l?indignation des habitants. Une manifestation avait même été décidée pour faire entendre leur voix.

Neuf mois après, les habitants de cette rue se retrouvent devant le même problème, toujours en raison de fouilles qui ont commencé jeudi dernier.

La famille Surjoo, tient une boutique depuis quinze ans dans cette impasse. Comme d?autres familles, elle subit une nouvelle fois les conséquences d?une mauvaise planification entre les différentes instances qui s?occupent des travaux d?infrastructure dans la ruelle.

?Nous devons prendre toutes les précautions pour éviter de tomber dans les trous. Et comme il pleut des cordes actuellement, notre vie est devenue un enfer, surtout pour les enfants qui doivent aller à l?école?, témoigne Nandanee Surjoo.

Pour faciliter ses activités commerciales, la famille Surjoo a fait l?acquisition de trois véhicules. Mais pour livrer ses marchandises,les choses se corsent. La semaine dernière, en raison des travaux, Vijay a été contraint de garer ses véhicules dans la cour d?un voisin. Mais l?inconvénient, c?est qu?il n?arrive pas à stocker les produits alimentaires comme il faut pour satisfaire ses clients. C?est donc la perte sèche pendant les jours qu?il n?arrive pas à opérer dans les meilleures conditions. ?Si ti ena planification nou pas croire ti pou gagn sa quantité problèmes-la?, fait remarquer Salima Anona, voisine de la famille Surjoo.

Bloqué dans sa propre maison

Azim, l?époux de Saliman, a toutes les peines du monde pour sortir sa motocyclette de chez lui pour aller travailler. Il doit se rendre dans d?autres endroits pour ses activités. ?Zotte fin casse châlit, bizin mette plywood pou capave marché. Ou vinne prisonié dans ou prop lacaze?, fulmine Salima. Clency Vaillant, autre habitant de la localité, souffre aussi de cet état de choses parce qu?il doit traverser dans cette impasse pour aller travailler. Comme ses voisins, il se plaint du désordre qui y règne et des inconvénients que les habitants subissent en raison d?un manque de planification avant le démarrage des travaux. ?Si nos élus nous rendaient visite régulièrement, ne serait-ce qu?une seule fois par mois, ils auraient pris connaissance de nos problèmes en écoutant nos doléances?, disent les familles qui sont, sans jeu de mots, dans une impasse.

?Si les élections générales avaient lieu tous les ans, on aurait certainement eu la chance de les rencontrer? , ironise un habitant.

Diron Anamalay, conseiller du village, digère très mal les plaintes des habitants qui pensent à tort qu?il n?assume pas ses responsabilités. ?Nous avons, maintes fois, fait savoir aux autorités que nous devrions avoir notre mot à dire avant que ne démarrent des travaux comme les fouilles pour des drains?.

Il cite l?exemple d?une ruelle où les drains qui viennent d?être construits ne servent à rien. ?L?eau traverse complètement en dehors des drains. Je vous laisse deviner les inconvénients que cela provoque pour les familles qui habitent dans le coin?.

Devadassen Malay, Contract Manager de Superbuilders, responsable des travaux à Batimarais, interrogé au téléphone, a déclaré qu?il fera le nécessaire pour rémédier à la situation.

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