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L’OCAM à l’encan et puits à Q.-Bornes

30 janvier 2007, 00:00

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L’OCAM (Organisation commune africaine et mauricienne, pour ceux qui l’ignorent) existe encore, en janvier 1982. Encore mais si peu. Même Maurice, qui s’est tant battue, dans les années 1970, pour faire partie de cette organisation africaine, au point de ne pas vouloir partager la dernière majuscule avec sa voisine Madagascar, renâcle à maintenir en vie ses organismes moribonds. Elle fait ainsi savoir, à la fin de janvier 1982, qu’elle se retire de l’IAMSEA qui, comme tout le monde le sait, doit être quelque chose comme l’/Institut Africain et Mauricien des Statistiques et d’Economie appliquée. Elle considère qu’elle ne reçoit pas, en services, ce qu’elle paye, rubis sur ongle, en termes de cotisations annuelles.

En revanche, elle supporte pratiquement seule le fardeau financier de l’IAMB ou Institut africain et mauricien de bilinguisme dont le siège social se trouve au fond d’une impasse, en face de la basilique Sainte-Hélène, à Curepipe Road. Son directeur, Raynald Lamy, se retire à la fin de décembre 1981. Demeure l’épée de Damoclès de l’incertitude prévalant quant à son avenir notamment financier. B. Goordyal remplace temporairement M. Lamy. Port Louis ne veut en aucune façon pénaliser les étudiants africains, achevant alors leur troisième année d’études supérieures, menant au diplôme d’interprète et de traducteur. Ils sont trois Béninois, un Comorien, deux Dalons et trois locaux.

Afin d’assainir quelque peu les finances mal en point de l’IAMB, l’intérimaire Goordyal fait l’inventaire de tout ce qui peut être vendu aux enchères publiques sans paralyser indûment le fonctionnement minimal et essentiel de cet organisme africain et francophone. Il livre ainsi au commissaire priseur du matériel pédagogique, des bureaux, des ustensiles de cuisine, un téléviseur et surtout une /Peugeot 504/, véhicule très recherché, au début de toute campagne électorale, dans les années 1980, et ayant avantageusement remplacé la /Rover /inusable des décennies précédentes.

Vol de tortue</B>

La vente à l’encan du matériel superflu d’un institut africain peut surprendre. Que dire alors de l’annonce du vol dAlbert la tortue du célébrissime taxidermiste de Petit-Verger, Saint-Pierre, Adam Bhageloo ! Il s’est trouvé des Mauriciens pour voler, à la rue Mallefille, Quatre-Bornes une tortue assez grosse et imposante pour empêcher la fermeture complète du coffre arrière d’une voiture.

Adam Bhageloo, fils, ne se doute de rien en portant à Albert son petit déjeuner, composé d’une quantité appréciable de légumes frais. Il lui faut se rendre à l’évidence. Albert a disparu ! Tout taxidermiste qu’il est, M. Bhageloo n’affectionne pas moins les animaux vivants et plus particulièrement Albert qu’il dorlote depuis une dizaine années. Le cœur aussi gros qu’un leader d’opposition détroussé et même détrôné, il s’en va faire la déposition d’usage au poste de police de Rose Hill. Fort heureusement pour lui, le téléphone arabe fonctionne à merveille en cette matinée de janvier 1982, en dépit de l’absence totale, à l’époque, de portables et pas seulement au volant ou dans les salles de spectacle et autres lieux de culte. Les policiers rorsehilliens ne tardent pas à être informés de la trouvaille de leurs homologues portlouisiens : une voiture garée au Caudan (d’avant le Front de Mer), le coffre arrière encombré d’une pesante tortue. Bhageloo accourt et reconnaît illico Albert qui le reconnaît de même. Son témoignage en faveur de la propriété de Bhageloo paraît irrécusable même à des policiers, si souvent sceptiques quand il s’agit de laisser partir une pièce à conviction.

Un puits dans la cour</B>

Restons aux Quatre-Bornes pour une histoire d’affaissement de terrain et de surprenante découverte d’un puits mais qui peut paraître fade aux yeux des téléspectateurs, informés que les travaux d’excavation du tout-à-l’égout à la Résidence Kennedy, mettent à jour, en janvier 2007, une caverne pouvant prendre sa source à... La Caverne, au dire d’un témoin de cette trouvaille.

Il y a 25 ans, la famille Dawoojee, à la rue Poivre, Quatre-Bornes, vaque à ses affaires, comme à l’accoutumée, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de leur charmante maison créole. Certains jardinent et même plantent des fleurs. Soudain un bruit inquiétant trouble ce paysage aussi bucolique que familial. Un nuage de poussière émerge d’une nouvelle fosse (le comble pour un journaliste qui craint comme la peste y être enterré). La famille Dawoojee va de surprise en surprise. La fosse, à seulement deux mètres de la maison, se révèle un puits de 35 pieds de profondeur. Elle possède ce terrain depuis 1947 sans se douter qu’elle allait et venait au-dessus d’un trou aussi béant.

<B>Inauguration de l’école Jean Eon</B>

Grand-Gaube compte aussi un nombre appréciable de visiteurs venus admirer la nouvelle école Jean-Eon R.C.A., tellement élégante avec ses murs en pierres du pays que nombreux sont ceux qui la prennent pour un de nos établissements hôteliers. De plus, les salles de classe sont conçues de façon à pouvoir être converties en dortoirs pour accueillir des enfants en vacances. L’architecte est Jacques Wiehe, l’ingénieur Peter Desjardin et le curé Jean-Claude Alleaume. Cela explique bien toute l’ingéniosité ainsi manifestée. Un bilan s’impose après ce premier quart de siècle écoulé.

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