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Bloc de béton : 60 sous de plus

27 janvier 2007, 00:00

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À l?heure actuelle le parpaing de 6 pouces coûte Rs 15, 50 l?unité quand celui de 4 pouces est coté à Rs 13.50 l?unité. Une conséquence de la hausse des coûts des matières premières, particulièrement celles qui entrent dans la fabrication du ciment. Jean- Michel Giraud, directeur de la United Basalt Products (UBP), un des plus grands fabricants de blocs à Maurice, justifie lui aussi ces hausses par la conjoncture.

Déjà, certaines petites entreprises spécialisées dans la fabrication des blocs ont commencé à livrer au compte-gouttes. Cela quand d?autres se plaignent de ne pas avoir reçu la quantité de blocs commandés.

«Pas de boom »

Jean-Michel Giraud fait toutefois remarquer que l?utilisation des blocs est en chute à Maurice, si l?on compare les chiffres de 2005 à ceux de l?an dernier. En 2005 quelque 40 millions de blocs ont été écoulés. L?année dernière ce chiffre a diminué de quatre millions. En 2006, le ciment a connu un même sort avec une baisse des ventes d?au moins 7 %.

Jean-Michel Giraud estime que ces données « démontrent qu?il n?y a pas de boom dans le secteur. Car 65 % des matériaux sont écoulés dans le marché domestique, le reste dans les projets d?envergure tels qu?hôtels ou IRS». Il explique que «ces projets IRS et autres constructions d?hôtel ne consomment pas autant de blocs et de ciment qu?on ne le croît». Et de souligner que les blocs sont livrés sans problème dans le pays.

Mais Vincent Tyack, directeur commercial de Lafarge Maurice (Baobab), est d?avis que le marché s?est fracturé en deux. « Il y a un boom dans le secteur de la construction, particulièrement avec les projets IRS et les hôtels, mais pas au niveau des maisons individuelles probablement en raison de la hausse des prix des matériaux de construction».

Il estime qu?avec la hausse des prix des matériaux de construction, l?éventuel propriétaire ou promoteur retardera sa construction et réaménagera son budget.

D?autres spécialistes du secteur estiment que moins de maisons seront construites cette année, que le boom néanmoins est là et devrait durer au moins trois ans avec de grands chantiers.

Bushan Ramloll, directeur du constructeur Bushan Ramloll Associates, est d?avis que l?utilisation des matières premières a chuté entre 6 % à 10 % «car de plus en plus de constructions utilisent moins de blocs et de ciment. » Il souligne qu?il y a eu ralentissement dans ce secteur parce que les gros travaux de génie civil, tels que «la construction des écoles, la cybercité, de nouvelles routes sont bel et bien terminés.» Il maintient que dans les années à venir c?est la main-d?oeuvre qui va manquer dans ce secteur en ébullition.

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