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Le challenger

25 janvier 2007, 00:00

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Malgré tout le respect que l’on se doit d’avoir pour un ancien numéro un mondial, Andy Roddick ne vaudra jamais Roger Federer. Le style est moins fin, l’approche différente, la cadence incomparable. Et ne parlons pas du palmarès.

Pourtant, malgré toutes ces certitudes, on a tous le sentiment que Roger Federer, maître incontesté et incontestable du circuit professionnel, ne sera jamais aussi en danger qu’au moment où il s’apprêtera à défier Roddick aujourd’hui pour une place en finale de l’Open d’Australie.

Non pas parce que leur récente bataille de Kooyang, en match de préparation, a tourné à l’avantage de Roddick, mais bien plus parce que l’Américain a semblé retrouver, durant cette quinzaine australienne, un niveau de jeu presque irréprochable, proche en tout cas de celui qui était le sien à l’époque où il dominait encore le circuit ATP, à l’époque où Federer n’était pas encore Federer. Sa promenade contre Mardy Fish en quart de finale, qui l’a vu livrer un des matches les plus aboutis de sa carrière, en est la preuve (seulement six jeux concédés, affaire pliée en moins d’une heure et demie).

La renaissance de Roddick, si elle doit encore être confirmée, est évidemment une aubaine pour le tennis, lequel va bien finir par se lasser du monopole de Federer, qui, pour rappel, en sera aujourd’hui à sa onzième demi-finale de suite en Grand Chelem, un record qui prendra des poussières…

Bien plus que Rafael Nadal, invité à aller se rhabiller hier par le Chilien Gonzalez, Roddick nous paraît aujourd’hui le challenger le plus crédible à Federer.

Mais c’est justement parce que le Suisse en est pleinement conscient qu’on peut compter sur lui pour élever encore un peu plus son niveau de jeu aujourd’hui.

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