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Les squatters bloquent le développement portuaire

25 janvier 2007, 00:00

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Les autorités portuaires font face à un véritable casse tête : comment faire partir les squatters qui occupent 29 appartements de l?ancien Dockers? Flat à Baie-du-Tombeau ? En effet, les conséquences de cette occupation illégale sont importantes. Les travaux pour le projet de développement dans cette zone du port prennent du retard, car il est impossible de démolir ces appartements. De plus, la Mauritius Ports Authority (MPA), qui a acheté le terrain, doit dépenser Rs 276 000 pour un service de gardiennage visant à empêcher l?arrivée de nouveaux intrus. Elle a également dû ériger des barrières et sceller les ouvertures des appartements inhabités. Les squatters ne veulent pas bouger. Certains se montrent même menaçants lorsqu?on tente de les déloger : ?Pa koste, nou ena sida nou e nou ena sereng ! ? Ces propos ont été rapportés par des officiers qui leur ont rendu visite.

Du coup, la MPA ne peut aller de l?avant avec son projet inscrit dans le Plan directeur de développement du secteur portuaire. Il suppose de raser les 22 blocs d?appartements de trois étages du complexe de Baie-du-Tombeau.

Une première tentative, l?an dernier, de libérer le site a été vite abandonnée. L?appel d?offres lancé pour les travaux de démolition a dû être stoppé en raison du refus des squatters de vider les lieux.

Les réunions se sont succédé à l?Hôtel du gouvernement. Les officiers du ministère du Logement ont donné l?assurance à la MPA, l?année dernière, que le nécessaire serait fait pour trouver une solution ?humaine? à ce problème d?occupation illégale. Mais ces rencontres n?ont débouché sur rien de concret.

Une nouvelle tentative de démolition a été faite en ce début d?année. La MPA a lancé un appel d?offres aux entrepreneurs le 9 janvier pour démolir ces bâtiments vétustes. Elle attend les réponses des soumissionnaires. Les structures sont délabrées. Les squatters vivent donc dans des conditions insalubres.

On compte, au dernier relevé de la MPA et du ministère du Logement, 29 cas d?occupation illégale. De ce nombre, 11 familles sont encore là pour ?des raisons diverses?, alors qu?elles auraient dû déjà être installées dans le nouveau village des dockers à Baie-du-Tombeau.

Dans deux appartements, il s?agit de personnes handicapées, habituées à leur environnement et qui ne veulent pas tenter l?expérience de vivre dans un nouvel appartement.

Cinq autres familles se déclarent ?solidaires? de ceux ayant préféré rester sur place. Deux autres appartements sont occupés, mais les locataires ont disparu. Seuls leurs effets personnels sont là.

Enfin, neuf appartements sont occupés par des groupes de personnes. Elles sont considérées comme ?dangereuses?. Ce sont surtout elles qui menacent les officiers.

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