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La formation du gouvernement prend du temps

25 janvier 2007, 00:00

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Le nouveau Premier ministre, le général Charles Rabemananjara, se montre encore discret sur l’évolution du dossier relatif à la formation de son gouvernement. Hier en début de soirée, il a observé la prudence et n’a rien laissé filtrer sur la date de présentation de son équipe. Il en est de même pour la forme que celle-ci va prendre.

Des bruits ont pourtant circulé concernant la tenue d’un Conseil de ministres, à Ambohitsorohitra. Mais ces rumeurs ont vite été démenties par la présidence.

Ce ne sont pourtant pas les postulants qui manquent. Selon des indiscrétions, les candidats aux postes de ministres se bousculent au portillon. “Mais les responsables ne souhaitent pas se tromper dans leur choix”, explique un conseiller à la présidence.

Vitesse supérieure </B>

De leur côté, les chefs de l’exécutif veulent montrer qu’ils contrôlent la situation, si l’on tient compte de leur emploi du temps d’hier. Pendant toute la journée, le chef de l’état a participé à un atelier, en compagnie des chefs de districts, pour montrer qu’il n’y a rien d’inquiétant dans la conjoncture actuelle. “Il a été avec nous de 8 heures du matin jusqu’à 15 heures”, confie le chef d’un district de la province d’Antananarivo.

Le Premier ministre a eu une journée semblable à celle du président de la République. “Le matin, le chef du gouvernement s’est trouvé aux côtés du chef de l’état, à Iavoloha. Vers 15 heures, il a rallié le ministère de l’Intérieur et de la réforme administrative, pour assister à une autre réunion avec les chefs de districts”, raconte l’un d’eux.

Lundi, le président Ravalomanana a pourtant annoncé son intention de boucler rapidement le dossier relatif à la formation du gouvernement. “Le chef de l’état est pressé d’enclencher la vitesse supérieure”, raconte un député influent du Tiako i Madagasikara. Avec ses pairs, ce dernier a été reçu en audience à Ambohitsorohitra, en début de semaine.

Le président Ravalomanana a seulement levé un pan du voile lors de l’inauguration du Boulevard du Tokyo à Ambohimanambola, lundi matin. Il a défini les critères de sélection des membres du gouvernement. “Les membres de l’équipe doivent être prêts à écouter leur entraîneur”, a fait savoir le chef de l’état. “Ils doivent également avoir la capacité de mobilisation dans la mise en œuvre du MAP. Le plus important, c’est le marquage de buts, et non l’origine des joueurs”, martèle-t-il.

<B>Iloniaina ALAIN</B> <I>L’express de Madagascar</I>

EMPLOI

<B>L’île Maurice, destination convoitée par les ouvriers malgaches</B>

Arnaque ou réalité. Beaucoup d’ouvriers malgaches envisagent actuellement de s’embarquer pour l’île Maurice pour y trouver de l’emploi.

Tel est le cas de Julien R, un jeune homme de 23 ans qui, malgré l’emploi qu’il détient dans une entreprise franche à Madagascar, veut quitter ce poste pour l’île Maurice.

“Depuis un certain temps, mon fils s’active à constituer les dossiers y afférant”. Selon ses dires, les offres d’emploi se font de bouche à oreille parmi les ouvriers des zones franches.

Des entreprises installées dans l’île sœur recrutent des Malgaches et proposent un salaire acceptable. “C’est la raison pour laquelle il veut tenter sa chance, vu la rigueur des conditions de travail dans les zones franches à Madagascar”, explique la mère de Julien, impatiente de voir son fils partir.

Mais aucune annonce officielle sur ce prétendu travail n’a été publiée jusqu’à maintenant. Pourtant, de plus en plus de Malgaches, notamment des hommes, viennent faire les démarches auprès du service pour l’octroi du passeport à Anosy.

Aucune offre d’emploi “Coïncidence ou pas, la plupart d’entre eux attestent sur leur demande qu’ils partent à Maurice pour motif d’emploi. Ils sont nombreux dans ce cas”, entend-on auprès de ce service.

Au niveau ministériel, aucune offre n’a été enregistrée.

“Normalement, nous sommes toujours avisés des demandes de prestations d’emplois destinés aux Malgaches à l’étranger. Cela afin d’assurer la gestion des contrats. Mais jusqu’à maintenant, aucune offre d’emploi de Maurice ou d’une autre île de l’océan Indien ne nous est parvenue”, précise le directeur général du travail au sein du ministère de la Fonction publique, du travail et des lois sociales.

“Depuis le début du mois, aucun départ de ces ouvriers n’a été enregistré”, affirme Andréas Rolland, directeur des renseignements et du contrôle de l’immigration et de l’émigration. “Il faut que les Malgaches se prémunissent contre ces arnaques qui inondent l’internet. La plupart du temps, il s’agit de soutirer de l’argent aux plus crédules”, prévient ce responsable.

<B>Fanja SAHOLIARISOA</B> <I>L’express de Madagascar</I>

<B>Recrutement de main-d’oeuvre pour le secteur textile mauricien</B>

■ Une annonce est parue dans les journaux depuis samedi, en vue de recruter des employés malgaches vers l'île Maurice.

Le cabinet Ressources confirme qu'il a été contacté par une de leurs sociétés clientes qui va s’installer à Maurice.

"Les démarches administratives auprès du ministère de la Fonction publique, du travail et des lois sociales ont été déjà effectuées et nous pouvons confirmer que cette annonce est une réalité et qu’elle a déjà fait l’objet de parution publique", déclare Stella Ravelontsalama, responsable administratif et financier du cabinet Ressources sis à Ampandrana.

D’après cette annonce, la société recherche des machinistes polyvalents, un chef de chaîne et un coupeur âgés de 18 ans au minimum. Bref, de la main-d'œuvre pour une entreprise textile.

“Un contrat en bonne et due forme a été déjà signé entre le cabinet et cette société. Depuis hier, nous avons déjà reçu plusieurs candidatures en réponse à cette offre. Les personnes intéressées peuvent soumettre leur dossier gratuitement, sans charge. C’est une démarche commune à tous les cabinets", précise Stella Ravelontsalama.

“Les annonceurs dans les cabinets de recrutement détiennent des contrats en bonne et due forme. D’ailleurs, nous ne signons aucun contrat avant que la société en question n’accepte nos conditions. Nos clients sont très exigeants sur la conformité avec les annonces"” ajoute-t-elle.

Le recrutement vers les îles sœurs reprend . Ainsi depuis un certain temps, de nombreux Malgaches, dont notamment des hommes, ont pris connaissance d’une autre offre pour l’île Maurice. Nombreux sont ceux qui ont déjà préparé leur passeport.

“Des CV seront collectés à partir de cette annonce. Normalement, ils seront ensuite sélectionnés. Parfois le cabinet garde les candidats non retenus pour ses prochains clients”, ajoute la responsable.

Pour le moment, aucun départ n’est enregistré. La date de prise de fonction n’est pas encore connue. “Mais l’offre fait déjà état de l’engouement de beaucoup d’ouvriers dans les zones franches, avides de vivre une expérience ailleurs”, souligne Andry Rantosoa, un jeune homme qui est venu consulter sur place l’offre en question.

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