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Invalide, sans pension ni électricité

23 janvier 2007, 00:00

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Le calvaire de Ramesh Bundhun dure depuis cinq ans. Le CEB réclame Rs 26 000 pour l?installation de pylônes afin de lui fournir de l?électricité. En septembre 2006, sa pension d?invalidité a été supprimée.

Ramesh Bundhun, 51 ans, passe le plus clair de son temps assis sur une chaise dans la véranda de sa maison, à Laventure. Dès qu?il fait quelques pas à l?aide d?une canne improvisée, il ressent une douleur atroce au niveau de la hanche droite. En novembre 2003, la sucrerie Mon-Loisir, où il travaillait comme laboureur, lui a accordé une retraite prématurée pour cause d?invalidité. Mais depuis septembre dernier, la Sécurité sociale a supprimé sa pension parce que les médecins l?ont trouvé apte à travailler.

Pourtant, le certificat médical du Dr Rajend Jeetun, chirurgien-orthopédique, confirme que Ramesh Bundhun est en état d?invalidité, soit d?osteoarthritis (l?arthrose). D?ailleurs, le médecin de la propriété, le Dr Jean Michel Avrillon, s?est appuyé, il y a quatre ans, sur cette recommandation de son confrère pour lui accorder une retraite prématurée. Quelques années avant sa mise à la retraite, Ramesh Bundhun a fait construire sa maison sur le terrain de la famille, mais jusqu?à présent il n?a toujours pas d?électricité. Pourtant, depuis septembre 2002, son épouse, Sundheeyah, a fait une demande auprès de la branche du Central Electricity Board (CEB), à Bramsthan.

De mal en pis

?Le CEB réclame Rs 26 000 pour l?installation de trois pylônes électriques afin de fournir de l?électricité à mon cadet (dont la maison se trouve juste devant la tienne) et à moi. Je ne travaille pas et on a même coupé ma pension. Comment vais-je trouver une telle somme d?argent ?? se plaint le quinquagénaire. Ramesh Bundhun est père de deux garçons, âgés de 12 et 8 ans et son épouse ne travaille pas. Depuis septembre 2006, sa situation va de mal en pis. ?Les médecins de la Sécu m?ont demandé de subir une intervention chirurgicale pour retrouver l?usage normal de ma jambe droite. Mais je ne veux pas faire une telle opération parce qu?elle comporte de gros risques. Il y a eu des cas où des gens se sont retrouvés paralysés et cloués sur un fauteuil roulant?.

Comme son frère aîné, dont la maison se trouve en bordure de la route, a l?électricité, Ramesh et son cadet, Hemant Kumar en ont profité pour faire brancher une prise temporaire entre la maison de leur aîné et les leurs. ?Mais il y a un grave danger. Le fil doit passer par la maison de Hemant avant d?arriver jusqu?à moi. Un seul compteur ne peut alimenter trois maisons. Une fois, tout a sauté. Nous ne pouvons utiliser des appareils électriques. La prise ne sert que pour l?éclairage?, explique Ramesh Bundhun.

Sharda Bundhun, sa belle-s?ur, précise que de temps à autre, son époux doit débrancher la prise pour éviter une surcharge électrique. ?Mes enfants, qui sont âgés de 12 et 6 ans, sont durement pénalisés par cette situation. Ils ne peuvent pas apprendre ou faire régulièrement leurs devoirs à la tombée de la nuit. De plus, pendant la période cyclonique, nous devons débrancher encore cette prise et rester dans le noir. C?est un véritable cauchemar que nous vivons?, dit-elle.

Interrogé, un préposé du CEB indique qu?il y a une redevance à payer pour faire installer des pylônes électriques. Il précise qu?en raison de contraintes financières, aucun scheme pour les hardship cases n?est appliqué. Cependant, une demande peut être faite au General Manager ou au président du CEB qui pourrait intervenir dans de tels cas.

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