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La maladie de Chelsea
À bien y réfléchir, ce n’est pas le modeste Wycombe qui nous permettra de mieux mesurer l’étendu du mal qui ronge Chelsea en ce moment.
Quinze jours après avoir surpris toute l’Angleterre en tenant en échec les Blues dans son fief d’Adams Park 1-1, le club de quatrième division fera ce soir le voyage jusqu’à Stamford Bridge dans l’espoir d’y ramener une miraculeuse qualifaction pour la finale de la Coupe de la Ligue.
Mais, entendons-nous bien, il ne peut logiquement y a avoir de miracle.
Malgré tout le respect que l’on doit à Wycombe pour son épopée, on a du mal à penser qu’une équipe dont le budget annuel est à peine supérieur au salaire du seul Franck Lampard puisse à ce point bouleverser la hiérarchie.
À moins que Chelsea ne soit plus gravement malade qu’on ne le pense. D’une maladie qui ne se guérit pas.
Les Boys de Jose Mourinho ont touché le fond samedi, à Anfield, où ils ont eu le malheur de tomber sur la bonne version de Liverpool. Et s’ils sont, valeur actuelle, encore de la course, ils le doivent à Arsenal, auteur le lendemain d’une fin de match mémorable face à Manchester United.
En football, un simple détail peut parfois changer bien des données. Ce détail, dans le cas de Chelsea, a un nom : John Terry.
Depuis que son satané dos a décidé de lui jouer des tours, Terry, capitaine et tour de contrôle des Blues, a laissé à ses petits camarades le soin de trouver eux-mêmes la formule. Force est de constater qu’ils n’y arrivent pas. En son absence, le bateau a pris eau de toutes parts, n’engrengeant que six points sur leurs cinq derniers matches.
Sans Terry, c’est déjà compliqué. Sans Ricardo Carvalho et Claude Makelele, c’est carrément ingérable. On l’a vu samedi à Liverpool où Mikael Essien, qui n’a rien d’un défenseur, et Paulo Ferreira, décidément très limité, ont eu la lourde charge de remplacer des irremplaçables. Au bout de vingt minutes, la messe était dite.
On vous l’a dit, le problème de Chelsea n’a jamais été Andriy Schevchenko.
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