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La BEI discute des projets des sucreries

23 janvier 2007, 00:00

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Les changements du régime sucre de l?Union européenne contraignent à une nouvelle orientation de l?industrie. Production énergétique, construction de raffineries et de distilleries sont au programme.

Une délégation de la Banque européenne d?investissement (BEI) rencontre cette semaine, à Maurice, la direction des quatre plus grosses sucreries du pays pour discuter les projets liés à la centralisation.

Ceux de Fuel, de Belle-Vue, de Savannah et de Médine concernent principalement l?extension de la production énergétique au moyen d?une utilisation accrue de la bagasse et du charbon. Dans certains cas, la construction de raffineries et de distilleries fait aussi partie de ces projets, dont celui de Fuel qui, à titre d?exemple, nécessitera un financement de Rs 3 milliards.

?La BEI a exprimé son intérêt à financer ces projets qui feront partie du cluster sucre à Fuel, un cluster formé en accord avec Deep-River-Beau-Champ, Mon-Désert-Alma et Mon-Loisir?, dit Joseph Vaudin, chief executive du groupe Fuel. ?Mais notre souci, c?est que le gouvernement n?a pas encore soumis à la Commission européenne une politique énergétique claire, qui comprendra, entre autres, la production de l?éthanol?, ajoute-t-il.

Pour réaliser le cluster sucre, les centrales thermiques doivent produire davantage d?énergie. Ainsi, une troisième unité de production d?énergie électrique, envisagée à Fuel, est considérée essentielle à la centralisation. Celle-ci est au c?ur même des activités sucrières et thermiques, notamment dans le contexte des changements du régime sucrier de l?Union européenne et de la baisse du prix du sucre. Car, à terme, seules quatre sucreries fonctionneront, celles de Belle-Vue au Nord, de Savannah au Sud, de Fuel à l?Est et de Médine à l?Ouest.

Il est prévu que la capacité de production de la raffinerie de Fuel sera de 120 000 tonnes de sucre blanc et 30 000 tonnes de sucres spéciaux. Le sucre raffiné ? qui aidera à la création de la valeur ajoutée ? sera destiné à la consommation directe. La distillerie, elle, servira à produire de l?éthanol, une production qui valorisera davantage la mélasse.

La délégation de la BEI, qui est arrivée dimanche, a eu aussi des discussions hier avec la direction de la centrale thermique de Belle-Vue. Des discussions sont prévues cette semaine avec les sucreries de Médine et de Savannah, également porteurs de projets d?extension.

A l?instar de Fuel, Savannah (usine de Société Usinière du Sud), envisage d?agrandir sa centrale avec l?installation d?une troisième ligne de production d?énergie à partir de la bagasse et du charbon, et la construction d?une raffinerie et d?une distillerie pour la production d?éthanol.

La délégation de la BEI rencontrera cette semaine le Central Electicity Board, Total (Mauritius) Ltd et Alcodis Ltd. Ces deux dernières compagnies se sont lancées dans un projet pilote d?utilisation d?éthanol mélangé à l?essence pour les voitures. Après les essais de l?E10 (mélange éthanol/essence dans une proportion de 10 % : 90 %), d?autres étapes d?introduction de l?éthanol sur le marché sont envisagées. Sans compter qu?Alcodis Ltd a aussi un projet de production d?éthanol déshydraté pour l?exportation.

Il est possible que la délégation de la BEI rencontre, d?ici la fin de la semaine, la direction de Airports of Mauritius Ltd pour des discussions sur l?extension de l?aérogare de Plaisance. La BEI a déjà, dans un passé récent, donné son accord de principe pour le financement à hauteur de plus de Rs 2 milliards du montant de ce projet

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