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De fausses heures supplémentaires payées à la CWA
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De fausses heures supplémentaires payées à la CWA
Ils ont terminé leur travail à 18 heures mais dans le livre de présence de la Central Water Authority (CWA), ils indiquent que leur équipe a fini à 2 heures du matin. Se basant sur leur bonne foi, la CWA a payé ces employés pour des heures supplémentaires imaginaires. Car après enquête, il a été constaté qu?ils n?ont jamais travaillé jusqu?à cette heure.
L?organisme a mis au jour plusieurs cas similaires. Les employés ont profité de la sécheresse actuelle pour faire croire à leur chef hiérarchique qu?ils sont sollicités partout pour réparer les fuites et livrer de l?eau dans des camions-citernes.
C?est ce que révèle le directeur de la CWA, Harry Boolauck. Il précise que contrairement à ce que disent certains employés, ?je n?ai jamais aboli les heures supplémentaires au sein de la CWA. Mais j?exerce un contrôle plus strict parce qu?il y a eu de nombreux abus. J?en ai des dizaines d?exemples?.
Il explique que ces pratiques frauduleuses, qui sont anciennes, ont coûté beaucoup d?argent à la CWA. Une source avance un chiffre de plusieurs millions de roupies.
La volonté du directeur général de mettre un frein à cette pratique et, éventuellement sanctionner les fraudeurs, n?est pas bien perçue par le personnel de cet organisme parapublic. La CWA doit pourtant faire face à un énorme manque à gagner de plusieurs centaines de millions de roupies dans des fuites d?eau. Environ 45 % de l?eau distribuée, soit 200 millions de litres, se perdent tous les jours dans les réseaux vétustes.
Grogne des employés
De nombreux abonnés concernés par le problème de sécheresse et de gaspillage d?eau ont remarqué que certaines de leurs initiatives étaient tombées? à l?eau. Les fuites ne sont jamais réparées sur-le-champ. Parfois, les travaux sont effectués après une semaine, voire plus tard.
Ces abonnés confient qu?ils ont pris le soin de téléphoner à la hotline de la CWA pour informer de fuites sur la voie publique. ?A cité La Cure, par exemple, nous avons pris le soin d?informer la CWA d?une grosse fuite d?eau, depuis le 29 décembre. Elle est tellement importante que l?eau se répand sur la chaussée?, explique un habitant de ce faubourg de la capitale. La fuite n?avait toujours pas été réparée plusieurs jours après.
Un autre cas de fuite importante d?eau s?est produit dans les Plaines-Wilhems en fin d?année. Un ex-ingénieur de la CWA, qui habite non loin, a téléphoné à la hotline. Un préposé lui aurait répondu que les réparations seront faites à la reprise, le 3 janvier, car la CWA avait supprimé les heures supplémentaires.
Harry Boolauck a nié ces ?allégations?. Il précise qu?il a ?donné des directives de réparer sur-le-champ les fuites d?eau assez conséquentes, même si c?est un jour férié. Il y a toujours des personnes de garde 24 heures sur 24 à la CWA, prêtes à intervenir?.
Mais dans les milieux proches de l?organisme, on affirme que depuis que la direction entend mettre un frein aux heures supplémentaires imaginaires, c?est la grogne parmi certains employés. Leurs revenus ont diminué d?au moins 50 %. Certains abuseurs obtenaient le double de leur salaire, confirme Harry Boolauck.
Comme quoi, ce n?est pas seulement l?eau qu?on gaspille à la CWA...
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