Publicité
Mathieu Laclé fixé sur son sort le 20 décembre
Par
Partager cet article
Mathieu Laclé fixé sur son sort le 20 décembre
La fin du suspense s?approche dans l?affaire opposant Mathieu Laclé, ex-conseiller au ministère de l?Agro-industrie et de la Pêche, à Jacqueline Dursoniah. Les magistrats Hajee Abdoullah et Jane Lau Poon, siégeant en cour intermédiaire, ont, en effet, fait savoir que le jugement sera rendu le 20 décembre. Une date arrêtée mardi, à l?issue des plaidoiries. Mathieu Laclé, accusé de viol sur la personne de Jacqueline Dursoniah, plaide non coupable.
Au cours de l?audience d?hier, Parvatee Godhur, affectée au Forensic Science Laboratory (FSL), a été entendue. Elle a déposé un rapport en cour sur les analyses effectuées sur les pièces à conviction recueillies par la police au cours de l?enquête. Le témoin a expliqué qu?un bouton manque à un chemisier remis par la présumée victime à la police mais elle n?a pas été en mesure d?affirmer s?il a été arraché avec une certaine violence. Elle devait ajouter que la fermeture éclair d?une jupe que la police a expédiée au FSL était bloquée.
Au cours de sa plaidoirie, Me Joy Beeharry, avocat de l?ancien conseiller, a requis un ?no case to answer? en faveur de son client. Il devait arguer qu?il n?y avait aucun témoignage pouvant corroborer les dires de la plaignante, ni de preuve scientifique ou de traces de violence. L?avocat s?est dit étonné du fait que la plaignante, qui habite tout près d?une école, n?ait pas alerté son voisinage alors qu?elle dit avoir été violée. Il fait également ressortir que son client s?est vraisemblablement rendu chez la victime ce jour-là entre 13 h 30 et 15 h 30, soit pendant les heures de classe.
Dans son réquisitoire, Me Rashid Ahmine, principal state counsel, a, lui, soutenu que la cour peut se baser uniquement sur le témoignage de la présumée victime. Celle-ci, dit-il, a amplement expliqué qu?elle n?a jamais été consentante.
Toute l?affaire est partie d?une déposition faite le 24 avril au Central Criminal Investigation Department par Jacqueline Dursoniah, une liaison officer de Pailles. Elle allègue que Mathieu Laclé l?aurait rejointe en taxi le jour du délit allégué et qu?elle croyait qu?il voulait discuter d?une aide financière pour une activité organisée pour les enfants de la région. Mais il l?aurait violée. Le prévenu, lui, affirme qu?elle était consentante et parle de liaison extra-conjugale avec la plaignante.
Publicité
Publicité
Les plus récents