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La productivité de la main-d??uvre à la traîne
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La productivité de la main-d??uvre à la traîne
Le rendement des salariés baisse de rythme bien que ces derniers coûtent plus cher à l?entreprise. Le taux de progression de la productivité de la main-d??uvre, en 2005, est de 1,5 %, soit un chiffre inférieur à celui de l?année précédente (4 %) et à la moyenne pour 2000 à 2005 (3,7 %). C?est ce que relèvent les derniers indicateurs publiés par le Bureau central des statistiques.
Mais la croissance de la productivité reste loin derrière celle du coût unitaire de la main-d??uvre (la rémunération des employés par unité de production). Le salarié moyen est plus que compensé pour les efforts supplémentaires qu?il a fournis pendant une période donnée.
La compensation moyenne a connu une hausse de 5,7 % en 2005 contre un gain de productivité de 1,5 % seulement. La situation n?était guère différente lors des années précédentes. Entre 1995 et 2000, la compensation moyenne a augmenté de 7,9 % (contre 3,7 % de croissance de la labour productivity).
Le décalage entre la rémunération et la productivité est mieux illustré dans la zone franche. Entre 2000 et 2005, la compensation moyenne dans ce secteur a augmenté d?un taux de progression annuelle de 8,4 % alors que la croissance dans la labour productivity est de 2,3 % seulement.
Facteurs qualitatifs
Le rendement général de la main-d??uvre suit la cadence imprimée par la croissance économique. Le produit national brut (PIB) a progressé d?un taux réel de 2,5 % en 2005, comparé à 4 % en 2004 et à la moyenne de 4,7 % pour la période 2000 à 2005.
Mais il n?y a pas que la productivité de la main-d??uvre dans l?équation. L?apport du capital dans la croissance du PIB est en nette perte de vitesse. L?année 2005 enregistre une décroissance de 1,6 % sur le plan de la productivité du capital. Cet indicateur affiche, d?autre part, un recul de 0,4 % en 2004 et un repli de 0,5 % en moyenne entre 2000 et 2005.
La multifactor productivity qui tient compte de la performance du capital et de la main-d??uvre, mais aussi des facteurs qualitatifs tels la qualité de gestion, la formation et les technologies subissent un déclin de 0,7 % en 2005 après une année de légère croissance (0,3 %). La moyenne de progression du MFP entre 2000 et 2005 est de 0,6 %.
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