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Le MSM prédit une crise sociale

11 novembre 2006, 00:00

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Pravind Jugnauth se veut alarmiste. Le leader du Mouvement socialiste militant (MSM) prévoit une crise sociale et exprime sa crainte face à l?émergence de tensions d?ordre communal. «Que le gouvernement fasse attention. Certains sont en train d?allumer le feu. J?espère que certains au sein du gouvernement réalisent ce qu?ils sont en train de faire», lance-t-il, devant une salle Idrice Goomany bondée, à Plaine-Verte.

Devant un peu moins d?un millier de personnes, les orateurs du MSM dépeignent une situation très sombre pour le pays. Scandales allégués, dégradation de l?ordre public, appauvrissement de la population, ingérences politiques dans les institutions? les thèmes chers à l?opposition sont présents. Rama Sithanen, vice-Premier ministre et ministre des Finances essuie un fois de plus nombre de critiques.

Quant au rapport sur la Business Parks of Mauritius Ltd (BPML), le leader du MSM le qualifie de «diversion». Il dit préparer ses munitions pour contre-attaquer en cour le rapport du Fact-Finding Committee dont il met en doute les compétences des membres.

Place à l?éducation. Pravind Jugnauth émet des réserves face à la nouvelle réforme du ministre Dharam Gokhool, «Li mett enn system pou kraz nou zenfan. En 15 mois, il amène deux stratégies totalement opposées. On ne sait plus sur quel pied danser.»

Certes, le précédent régime avait augmenté la dette publique, mais «les résultats étaient visibles dans les quatre coins du pays». «En seulement douze mois, ce gouvernement a augmenté la dette publique de Rs 9 milliards. Kot sa finn aller ?» se demande Pravind Jugnauth, avant de citer des «symboles de gaspillage» tels que la nomination de deux ambassadeurs à Paris.

Showkutally Soodhun, qui présidait le meeting, dit pour sa part connaître les raisons qui ont mené à la défaite du tandem MSM-MMM lors de la dernière joute électorale. «Ce n?est pas parce que nous n?amenions pas le progrès que le peuple nous a sanctionnés. Si, en 2005, nous avions présenté Pravind Jugnauth comme Premier ministre, nou ti pou balye karo. Nou pa pou fer sa erer la enn deziem fwa», hurle-t-il dans le micro, avant de le céder à Pravind Jugnauth.

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