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Paul Bérenger reprend les rênes

8 octobre 2006, 00:00

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Tracts et affiches dénonçant les récentes hausses de prix, réaménagement du « sitting arrangement » de ses lieutenants selon les circonstances et coupures de presse retraçant les événements pendant son absence. « Lundi, nous allons écrire au speaker pour demander un rappel d?urgence du Parlement. » C?est un Paul Bérenger arborant les peintures de guerre qui a reçu la presse hier, à Rose-Hill.

Contrairement à la semaine dernière, où le Mouvement militant mauricien (MMM) semblait disparate sans son leader ? l?aile féminine organisant son congrès mensuel au même moment que la conférence de presse, pendant laquelle les lieutenants peinaient à faire le point de la situation ? Paul Bérenger a repris les rênes de son parti.

« Nous allons demander une révision de la compensation salariale de Rs 135 que nous avions décidée en juillet. Cette compensation ne représente plus rien après la récente série choquante d?augmentations.

Si cette demande n?est pas agréée, nous allons considérer d?autres lignes d?action. » Le leader du MMM a voulu marquer son retour au pays en ces termes, après deux semaines en Zambie, pour superviser les élections en tant qu?observateur du Commonwealth.

Utilisant des formules telles que « CEB l?agence matrimoniale », « Rama pe rod protection la police, li bizin deman protection Raddhoa », « maires en fuite », Paul Bérenger a aussi commenté d?autres questions de l?actualité. Il a déclaré que c?était « scandaleux » que le président du CEB, Patrick Assirvaden, soit toujours à son poste. « Il aurait dû partir depuis longtemps. »

Quant à Rama Valayden, il a une fois de plus été la cible de prédilection du MMM. « Il est honteux qu?il n?ait ni démissionné, ni été révoqué par le Premier ministre. Nous allons suivre l?affaire de réclamation de Rs 2 millions par les squatters de près. » Malgré le fait qu?il n?est rentré au pays qu?hier, Paul Bérenger a quand même démontré qu?il était très au fait des événements politiques, notamment ce qu?il appelle le « ras-le-bol » de certains maires.

« Ena dimune ti pe presser pou vine maire. Azordi, sa mem dimune pe dire à qui veut l?entendre qui zot pe atann la fin zot mandat avec impatiens », a-t-il déclaré, avant de cibler plus particulièrement les municipalités de Port-Louis et de Curepipe. « La population a compris qu?elle a fait une erreur et regrette amèrement la présence du MMM au sein des municipalités. Aujourd?hui, les projets sont inexistants.

Sa pu fini par ene revolt a droite ou a gauche. »

Revenant sur sa participation en tant qu?observateur étranger du Common-wealth des récentes élections en Zambie, Paul Bérenger l?a qualifiée de « quatrième réussite » après ses missions en Haïti, aux Comores et aux Seychelles. Toutefois, il s?est dit déçu du traitement de ces événements par la presse étrangère. Celle-ci aurait, selon le leader du MMM, « amplifié les dérapages qu?il y a eus ».

<B>« Laisser le tempsau temps »</B>

En ce qui concerne l?unification éventuelle de l?opposition, Paul Bérenger a préféré attendre l?heure des questions pour souligner qu?il apprécie le « changement positif » dans le langage du Mouvement socialiste militant (MSM).

« La division de l?opposition fait le jeu de l?Alliance sociale. Mais je note que les insultes et attaques du MSM ont cessé. Nous allons laisser le temps au temps et nous verrons par la suite. »

Répondant à une question sur Ashock Jugnauth, Bérenger a souligné qu?il rencontre régulièrement ce dernier et qu?il le fera à nouveau très bientôt, avant de conclure par : « Il serait souhaitable que les trois partis de l?opposition s?engagent dans la même démarche pour demander un rappel du Parlement. »

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