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Malaise chez les enseignants mauriciens
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Malaise chez les enseignants mauriciens
Après une visite dans les cinq collèges de Rodrigues, la semaine dernière, Girish Ramsahye, président de l?Union of Private Secondary Education Employees (UPSEE), a constaté qu?il y a un grand malaise parmi les enseignants mauriciens qui travaillent dans ces établissements. La situation, selon le syndicat, est devenue extrêmement grave aux collèges de Mont-Lubin et de Grande-Montagne.
Une vingtaine d?enseignants mauriciens travaillent à l?établissement de Mont-Lubin. Ils se plaignent de graves problèmes de relations industrielles: leurs demandes de congé ne sont pas approuvées et le montant des salaires à rembourser à Redco est supérieur à celui que leur verse la PSSA. ?C?est une bonne chose que Redco se charge du salaire des enseignants mauriciens en attendant que la PSSA les paie. Mais très souvent, le montant réclamé par Redco et celui payé aux enseignants ne corroborent pas?, explique Girish Ramsahaye qui a dirigé une délégation de quatre membres de l?UPSEE à Rodrigues.
Le syndicat décèle un problème pour ce qui est des salaires des education officers mauriciens. ?Une somme de Rs 1000 est déduite sans aucune explication de leurs salaires qui devaient s?élever à Rs 14 500 par mois. Dans un cas, le chèque de Rs 90 000 versé à un enseignant par la PSSA a été retenu par le recteur. Maintenant, on lui demande de payer Rs 30 000 cash à Redco avant de le laisser encaisser les Rs 90 000?, explique-t-il.
Selon l?UPSEE, les 25 enseignants mauriciens du collège de Grande-Montagne ont l?impression qu?on pratique dans cet établissement une politique de deux poids et deux mesures. ?Les enseignants mauriciens sont mal vus. Une enseignante a même été agressée par un Rodriguais, membre du personnel non-enseignant. Il a été suspendu et devrait passer devant le comité disciplinaire?, raconte-t-il.
Girish Ramsahye fait état d?un cas allégué de viol et d?attouchements sexuels sur une élève par un enseignant rodriguais. ?Comme il n?y avait pas de manager de Redco dans ce collège, l?enseignant continue d?exercer. Des enseignants mauriciens ont manifesté contre sa présence au collège.?
Au collège de Citron-Donis, le flou persiste avec la décision du ministère de l?Education d?éliminer les Form VI Colleges. ?Le cas de Citron-Donis est exceptionnel. C?est le seul collège à Rodrigues qui est en mesure de dispenser des cours de Form VI?, explique-t-il.
Les représentants de l?UPSEE ont aussi eu des consultations avec ces enseignants en marge du prochain rapport du Pay Research Bureau (PRB) qui sortira en 2008. ?L?allocation de logement est toujours à Rs 1 000?, cite-t-il en exemple. Les enseignants mauriciens à Rodrigues ont jusqu?au 15 septembre pour soumettre leurs doléances à l?UPSEE. Le syndicat tiendra une assemblée générale le 23 septembre pour examiner leurs griefs et soumettra ensuite un rapport à la Federation of Civil Service and Other Unions qui déposera devant le PRB.
Le syndicat a aussi évoqué avec les enseignants le lancement d?une Credit Union pour les employés du secondaire privé.
Gaëtan Jhabeemisur, commissaire à l?Education, a déclaré à l?express Rodrigues qu?il ?handle with great care ? ce dossier. ?On m?a envoyé des tracts sur l?insécurité des enseignants et sur leurs privilèges bafoués. Ce n?est pas la commission, mais Redco qui est directement concernée?, dit-il.
Le commissaire à l?Education estime que ces problèmes ont surgi en l?absence de managers et d?un board de direction de Redco. ?Maintenant que le board de direction de Redco a été constitué (voir texte plus loin) et qu?il a eu ses premières délibérations vendredi, il pourra prendre toute action disciplinaire. Sa priorité est de mettre de l?ordre. Je pense que beaucoup de problèmes pourront facilement être résolus?, souligne-t-il.
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