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Mini bolide, maxi sensations !
Comme vous l?avez déjà probablement vu, un kart est un véhicule de course réduit à sa plus simple expression : un châssis avec quatre roues, un moteur, un volant et c?est parti. Ici il n?y a plus le moindre intermédiaire entre l?homme et la machine, ce qui fait qu?on ressent absolument toutes les réactions et vibrations sur la piste. Cela fait du kart un des engins de course les plus agréables à piloter.
Les sensations sont excellentes, on est assis à 5 centimètres du sol ce qui démultiplie l?impression de vitesse. Si vous n?avez jamais testé, vous serez probablement déjà impressionnés à partir de 50 km/h, et ébourriffés (voire effrayés pour les âmes sensibles) à 80 et plus.
Le centre de gravité de l?ensemble est très proche du sol, ce qui donne une adhérence sans commune mesure avec une voiture par exemple. D?où des forces centrifuges élevées dans les virages, qui renforcent encore les sensations.
C?est au premier abord très simple : on s?asseoit dans le baquet, frein à gauche, accélérateur à droite, le volant au milieu et pas de boîte de vitesses (pour certains karts non). Cela dit, les réactions des commandes n?ont rien à voir avec celles d?une voiture. La direction est extrêmement directe, on braque sur des angles très faibles, grand maximum 45° ou un peu plus dans les virages à épingles. Les pédales ont une course très courte, pour l?accélérateur ce n?est pas gênant mais ça rend le frein difficile à utiliser au début, sachant qu?il est utile de doser le freinage.
Cela dit, la prise en main est très naturelle, surtout pour la direction, on comprend comment ça marche dès le premier virage.
Il y a quelques règles simples à mémoriser. Les lignes droites ne devraient pas poser problème. Il ne faut pas hésiter à accélérer à fond. En kart dès qu?il y a une ouverture on accélère toujours pied au plancher.
Premier problème : les virages
Le premier problème ce sont les virages. Première règle quand on s?apprête à aborder un virage : on freine toujours en ligne droite. Ce qui veut dire que, primo, on lâche complètement l?accélérateur, puis on freine, sans chercher à braquer. Puis, on tourne et on passe une partie du virage sans toucher au frein, éventuellement on dose finement l?accélération et finalement, on réaccélère le plus tôt et le plus fort possible. On n?appuie jamais sur le frein et l?accélérateur en même temps. Au mieux, ça fait glisser le kart et perdre du temps, au pire ça envoie en tête à queue.
Au début on ne va probablement prendre aucun risque et tourner tranquillement. Une fois qu?on a compris le principe, on essaie de retarder de plus en plus le freinage, de chercher le freinage maximal sans bloquer les roues, et de rentrer plus vite dans les virages. Peu à peu le chrono devrait descendre, jusqu?au moment où forcément on va rater un virage et partir en tête à queue pour cause d?enthousiasme excessif?
C?est un passage obligé dans l?aprentissage. On pourrait dire même que si ça n?arrive pas, c?est qu?on ne cherche pas suffissamment à exploiter les possibilités de la machine, et c?est le moyen le plus efficace de trouver les limites de freinage pour un virage donné.
Et il n?y a aucun risque, les karts et la piste sont protégés (mur de pneus en indoor, bac à graviers/herbe en outdoor) , aucun danger donc même en cas de sortie de piste à grande vitesse.
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