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“Ne craignons pas les épouvantails”

29 août 2006, 00:00

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À la veille du Tour de Maurice, le président de l’Association mauricienne de cyclisme (AMC), Roland Nicolin, affiche la sérénité. Même si la quête de sponsors n’a pas été des plus faciles, Roland Nicolin salue par-dessus tout la fidélité de certaines sociétés. “La plupart des sponsors de 2005 sont revenus. C’est bon signe. Et la MCB nous a donné un immense coup de main cette année”, confie-t-il.

La tradition veut, qu’à chaque édition, il y a des remous. Cette année, la participation des Sud-Africains Alex Pavlov, Chris Froome, Chris Van Heerden de Hi-Q Cycling et du Français De Las Cuevas a provoqué le mécontentement.

“Yannick est plus mûr”</B>

“Ce qui me déçoit c’est que toutes les protestations viennent d’un seul club, le VCJ. En 25 ans de Tour, on a gagné à quatre reprises. On ne peut pas gagner à tous les coups. Les Sud-Africains, qu’on se le dise, seront là pour les Championnats d’Afrique. Donc pas la peine de les éviter. Quant à De Las Cuevas, c’est vrai qu’il est fort. Mais pas imbattable. Il avait d’ailleurs été piégé lors de la première étape de l’Étoile. Ce week-end-ci, il a été battu”, a commenté le président.

Fort des règlements qui régissent le Tour de Maurice, Roland Nicolin est serein. Il sait qu’avec la présence des noms cités plus haut, les chances mauriciennes prennent un coup. Cependant, Roland Nicolin veut voir plus loin. “J’espère que ce 25e Tour sera celui du renouveau. C’est une chance de prendre un nouveau départ. Qu’on tourne la page. Yannick est plus mature. Il a grandi. Les Championnats d’Afrique, les Jeux du Commonwealth, son passage en France, ça l’a aidé. Je crois beaucoup en lui comme le catalyseur. Tout est dans l’approche. On dira ce qu’on veut. Patrick Haberland avait de nombreux défauts, mais il avait cette approche”, estime Roland Nicolin.

La jeune génération, celle de Maurice-MCB, peut s’en inspirer, explique le président : “Quand je regarde la tête de bébé de Gregory (Mayer), Hugo et les autres, je vois que ce sont eux le futur. Certains ont bénéficié de la préparation sud-africaine. Et d’autres encore iront là-bas. Il y a une nouvelle chance à prendre pour que le cyclisme se retrouve.”

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