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Développer le badminton

19 août 2006, 00:00

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lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

« Sans entraîneurs qualifiés et dévoués, il n?y aurait pas de joueurs ni de fédération encore moins de CNOM ». Le président du Comité national olympique mauricien (CNOM), Chintamun Ramboccus, qui rencontrait la presse, hier, en présence des dirigeants de l?Association mauricienne de badminton (AMB), s?est appesanti sur le rôle primordial que jouent les entraîneurs dans la formation des joueurs.

Il a félicité l?Allemand Gunther Huber pour le travail accompli jusqu?ici. Le Directeur de développement de la Fédération internationale de badminton (FIB) anime, en ce moment, un stage de haut niveau à l?intention des entraîneurs mauriciens.

Le président du CNOM a rappelé le temps où le badminton mauricien était une référence dans la région. « A l?époque on avait de bons entraîneurs en la personne de Venu Gopal et Mike Adams. » Il regrette que Maurice n?ait pu maintenir le niveau après leur départ.

« Une des raisons est que la fédération n?a pas préparé la relève. Nous avons besoin de sang neuf », a insisté Chintamun Ramboccus. Il a fait appel aux entraîneurs qui ont eu l?occasion de profiter de l?expertise de Gunther Huber pour qu?ils transmettent à leur tour leurs connaissances.

Dévotion

Quant à Gunther Huber, il a tenu à remercier la Solidarité olympique d?avoir financé ce stage. « La FIB n?a pas les moyens d?organiser ce genre de formation. L?aide de la Solidarité olympique va dans le sens de la philosophie de la fédération internationale qui, depuis 2005, oeuvre pour le développement de la discipline à travers le monde.»

L?Allemand devait souligner le rôle de l?entraîneur dans la détection de nouveaux talents : « Le vice-Président de la FIB, Punch Gunalan, est d?avis qu?on devrait surtout aider les pays dont les joueurs ne figurent pas les 50 premiers mondiaux. Un des moyens pour atteindre notre objectif est d?éduquer les entraîneurs. Ceci requiert un gros travail de base. »

Gunther Huber a lancé un appel aux joueurs ainsi qu?à ceux qui ont déjà mis un terme à leur carrière pour qu?ils soutiennent la fédération dans le développement de la discipline.

Le président de l?AMB, Ravin Sandrasagren a exprimé, pour sa part, le souhait de la fédération de faire du badminton mauricien « une référence dans la région ». Cependant, dit-il : « Pour qu?un rêve devienne réalité il faut que tout le monde apporte sa pierre à l?édifice, tout en ayant la même vision ».

A noter que le stage de formation s?achève demain.

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