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Anil Bacchoo, ministre de l?Environnement
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Anil Bacchoo, ministre de l?Environnement
<B>« On n?est pas un peuple illettré que je sache »
<B>Lors de votre intervention à la MBC jeudi, vous avez exprimé votre exaspération face à l?attitude désinvolte de certains Mauriciens. Pourquoi cette colère ? </B>
Elle est due à l?irresponsabilité de certains Mauriciens qui, malgré nos campagnes de nettoyage et de sensibilisation menées avec l?argent des contribuables, continuent à salir et à mettre en danger la santé des autres. On n?est pas un peuple illettré que je sache !
<B>L?été est la saison propice pour la prolifération des moustiques vecteurs du chikungunya. Serons-nous prêts à y faire face ? </B>
Avec le plan d?action national contre la maladie, le gouvernement fait de son mieux pour diminuer les risques. Au niveau du ministère de l?Environne-ment, on intensifie nos campagnes de nettoyage et de sensibilisation. Nous avons commencé à nettoyer et à draguer les rivières. La Clean up the World Campaign prévue les 15 et 16 septembre sera axée cette année sur la lutte contre le chikungnya. Mais j?insiste sur le fait que la bataille contre le virus sera gagnée quand tous les Mauriciens prendront leurs responsabilités.
<B>Quelles autres mesures comptez-vous prendre pour assainir la situation ? </B>
La police de l?environnement est dorénavant plus active sur le terrain. Rien que pour la période allant de janvier à juillet 2006, elle a pris plus de 5 000 contraventions pour des cas d?illegal littering et 18 cas d?illegal dumping. Nous poursuivons nos campagnes de sensibilisation. Grâce à des spots à la télévision, nous informons les gens des amendes prévues par la loi et nous donnons les hotline numbers où ils peuvent dénoncer les irresponsables. Et on va renforcer la loi avec le fixed penalty. Le pouvoir de confisquer les véhicules des contrevenants s?applique aussi.
<B>Selon notre constat sur le terrain, il existe plusieurs endroits où les dé-chets sont toujours jetés. Les avez-vous identifiés ? </B>
C?est vrai qu?il y a des gens qui continuent à s?adonner à l?illegal littering et à l?illegal dumping. Grâce aux plaintes reçues à la police de l?environnement, aux renseignements obtenus sur le terrain, mais aussi à la presse, nous identifions ces sites et nous faisons le nécessaire pour les faire nettoyer par le biais des collectivités locales. La police de l?environnement fait aussi son travail pour traquer les contrevenants.
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