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Pour éviter le pire…
“Quand la route était en mauvais état, les chauffeurs roulaient déjà à tombeau ouvert. Imaginez ce qui se passera maintenant qu’elle est asphaltée”, déclare Annick Jannat. Les travaux au morcellement Carlos sont pratiquement terminés. La route qui sépare ce quartier de la cité de Tamarin est couverte de bitume frais. Point de nid de poule ou de dos-d’âne. C’est une excellente piste pour les chauffeurs amateurs de vitesse et qui ne soucient guère des piétons.
D’ailleurs pas plus tard que la semaine dernière, un 4X2 a terminé sa course dans un caniveau. Une bagarre a failli éclaté aussi entre un habitant et un chauffeur qui roulait trop vite. Les résidents précisent qu’ils ne sont pas contre le progrès, mais il faut penser à la sécurité.
Il n’y a pas encore eu d’accident grave. Mieux vaut prévenir que guérir. C’est la raison pour laquelle que les résidents attirent l’attention des autorités avant qu’il ne soit trop tard. “Est-ce que les promoteurs ont pensé à notre sécurité, aux enfants”, se demande Juliana Marianne. Les enfants sont imprévisibles, disent les parents. Ils affirment qu’ils ont beau expliquer aux petits qu’il ne faut pas aller sur la route, mais quelques-uns désobéissent. “Dès qu’ils ouvrent le portail, les enfants se trouvent sur cette route”, ajoute Sylvana Pierre.
De plus, le centre de jeunesse et le complexe sportif de Tamarin sont à côté de ce chemin. Ils sont nombreux, les jeunes qui s’y rendent les après-midi.
Un homme affirme avoir interpellé plusieurs fois des chauffeurs, mais ils lui ont répondu avec arrogance. D’ailleurs, un témoin déclare que certains conducteurs ne respectent pas les ouvriers qui travaillent. “Ils ne font pas de détour malgré les consignes. Ils préfèrent passer sur la route en construction”, dit-il.
Jean-Jacques Arjoon, travailleur social et un habitant très influent de Tamarin, explique que les habitants ne réclament pas forcement des dos-d’âne, mais souhaite que le gouvernement et le conseil de district de Rivière-Noire planchent sur ce problème. Il demande au gouvernement d’apporter toutes les facilités nécessaires pour la sécurité des piétons.
Lélio Zéphire, conseiller de village, affirme qu’il a reçu plusieurs doléances des habitants. Il a, par la suite, contacté la Traffic management and road safety unit. De plus, il a soulevé ce problème au conseil de district. Le conseiller a contacté la police de Tamarin mardi pour avoir une réunion en présence d’un représentant de ce quartier.
Le conseil de district a écrit à la TMRSU pour des recommandations. C’est par la suite qu’une décision sera prise concernant la construction d’obstacles et l’installation de lampadaires.
TRAVAUX
<B>Mauvaise communication</B>
■ Les habitants du morcellement Carlos exprime leur mécontentement de ce qu’ils appellent la “mauvaise communication” de l’entrepreneur qui installe des drains dans la région. Ils affirment qu’il ferme certaines ruelles sans même les en informer. Quand ils rentrent du travail le soir, ils sont obligés de garer leur voiture loin de chez eux.
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