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Etre poète en Irak, en Palestine : possible, mais en exil et via Internet

4 août 2006, 00:00

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?Etre poète en Irak, en Palestine, au Liban ou en Lybie, est-ce possible ? oui, mais en exil pour beaucoup d?entre nous et grâce à Internet?, ont témoigné plusieurs poètes présents au festival ?Voix de la Méditerranée? qui s?est tenu à Lodève récemment. Autour de la cathédrale Saint-Fulcran, à la table des ?poètes arabes?, les débats sont animés. Ce festival, qui a rassemblé cette année 90 poètes d?une trentaine de pays, est une occasion rare pour eux de se rencontrer. Ils se connaissent déjà grâce à des revues comme Banipal, basée à Londres, qui publie en anglais de nombreux auteurs contemporains du monde arabe, ou en communiquant sur des sites Internet comme kikah.com. Le directeur du site et de la revue, Samuel Shimon, assyrien et chrétien, a quitté l?Irak en 1979 ?pour aller à Hollywood faire des films?. Il raconte avoir connu la prison et la torture en Syrie, au Liban et en Jordanie, où il avait été pris pour un espion. Après Chypre, Aden, Le Caire et Tunis, il est arrivé à Paris en 1985, exilé politique et SDF. ?Grâce à Internet, je reçois des oeuvres de mes compatriotes qui sont à Bagdad ou ailleurs. Là-bas, il y a les bombes, la guerre, rien à manger, pas d?électricité, d?argent, ni de travail. D?ordinaire, ils aiment beaucoup pleurer. Là, ils pleurent doublement, c?est la poésie de la misère?, dit-il. ?Les poètes souffrent pour changer le monde car ils ne sont pas satisfaits de ce qu?ils voient?, affirme aussi le poète...

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