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La nouvelle commission anti-corruption se démarquera-t-elle de l?ancienne ?
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La nouvelle commission anti-corruption se démarquera-t-elle de l?ancienne ?
On avait voulu ?effacer et tout recommencer? à l?Independent Commission against Corruption (Icac). Ce qui est désormais chose faite avec la nouvelle direction. Tous les problèmes de l?ancienne Icac avaient été mis sur le dos d?un seul homme : Navin Beekary. La nouvelle équipe devra prouver si l?on avait raison ou tort. Pour l?heure cependant, l?Icac donne l?impression de rouler au ralenti. Vrai ou faux ? Seuls les résultats vont le démontrer.
Et pour le moment, la liste des nominations à l?Icac n?en finit pas. Les derniers arrivés sont Vinesh Ragobar, ancien magistrat, au poste de directeur des enquêtes, son assistant, l?ancien ACP Chimanlall Ghoora et Jean-Michel Ah-Sen, nommé au poste d?assistant de Manish Gobin, chief legal advisor. Ces trois personnes sont venues renforcer une toute nouvelle équipe installée par le régime de l?Alliance sociale.
La présidence est assurée par Anil Kumar Ajoodha, qui est épaulé par Indira Manrakhan et Hamid Imrith, deux assesseurs nommés en mai. L?apport d?un journaliste, Rajen Bablee, a aussi été sollicité pour élucider des enquêtes. Mais le nouveau visage de l?Independent Commission against Corruption n?est pas tout à fait complet et l?on annonce dans les milieux concernés que l?équipe sera fin prête d?ici la mi-août.
Malgré tout ce remue-ménage et l?argent que l?Icac engouffre chaque année, l?impression de marche au ralenti demeure. Ce que nient les responsables de la commission. Ceux-là affirment qu?ils viennent d?etre nommés, il y a à peine deux mois et qu?il va falloir donner du temps à la nouvelle équipe pour faire ses preuves. ?Le succès de l?Icac ne se mesure pas au nombre d?inculpations?, y ajoute-t-on.
Tout à fait. Sauf que l?ancienne direction de la commission anti corruption avait, elle, été jugée sur le nombre d?inculpations et l?absence de convictions à l?époque. La nouvelle Icac souffrirait-elle du même mal ?
Piétinement
Il est probablement trop tôt pour le dire et la direction a tout à fait raison de le souligner. Mais elle sera surtout jugée par les résultats qu?elle apporterait dans les affaires qui intéressent l?opinion publique. L?affaire de pots-de-vin allégués de Rs 50 millions, qui impliquerait le ministre du Logement, Asraf Dulull, en est une. Jusqu?ici, depuis que l?Icac a pris la relève de la CCID dans l?enquête en question, on attend qu?Anil Nemchand, un de ceux qui pourront confirmer les allégations contre Rafiq Peermamode et éventuellement Asraf Dulull, soit remis d?une intervention chirurgicale. C?était au début du mois dernier.
Même sentiment de piétinement dans l?enquête qu?a initiée l?Icac à la suite des allégations de conflit d?intérêts à Air Mauritius. L?opinion attend? mais reste sur sa faim. La contestation de promotions à l?Industrial and Vocational Board connaît le même sort, ainsi que l?enquête sur une somme de Rs 33 millions à la First City Bank pour ne citer que ce cas.
Dans le rapport sur l?Icac pour l?année 2005, soumis au comité parlementaire, l?on relève que des 989 enquêtes initiées en 2005, 458 ont été complétées mais seule une dizaine a eu l?approbation du parquet et a été déposée.
Le rapport 2006 sera-t-il meilleur ? C?est en tout cas tout le mal qu?on lui souhaite. Il faudrait encore qu?à part les nouvelles de recrutements, l?Icac apporte des résultats.
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