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L'homme fort d'hier
●1976. Serge Clair abandonne le sacerdoce, se lance dans la politique et enregistre son parti l?Organisation du peuple de Rodrigues (OPR) à la Commission électorale. Il brigue pour la première fois les suffrages universels à Rodrigues. Son colistier, Darsil Perrine, ex-instituteur, et lui sont devancés par Cyril Guimbeau et Nicol François respectivement.
●1982. Serge Clair fait son entrée au cabinet ministériel du gouvernement MMM-PSM comme ministre de Rodrigues et des îles.
●1983. L?OPR entre au gouvernement de sir Anerood Jugnauth mais le portefeuille ministériel est accordé à France Félicité.
●1987. Le leader de l?OPR obtient le portefeuille de ministre de Rodrigues dans un gouvernement de l?alliance MSM-PTR-PMSD.
●1991. Serge Clair et Benoît Jolicoeur de l?OPR sont élus. Pour sa première participation, Nicolas Von Mally, leader du Mouvement rodriguais (MR), recueille 5 946 votes, soit un score de 42,42 % des suffrages.
●1995. Nouvelle consultation populaire. Le duo gagnant de 1991 revient en force. Benoît Jolicoeur est élu en tête de liste avec 8 398 votes contre 8 233 pour Serge Clair. Il est ministre de 1997 à 2000, après avoir été Junior Minister de 1996 à 1997. Mais le MR rôde toujours dans les parages avec une performance de 4 845 votes pour son leader Nicolas Von Mally.
●2000. Les élections ont lieu le 14 septembre. L?écart entre le leader de l?OPR (8 622 votes) et celui du MR (8 069) n?est que de 553 votes. Ce sera la dernière participation de Serge Clair à une élection pour la députation à l?Assemblée nationale.
●2001. Une loi qui assure à Rodrigues un statut d?autonomie interne est votée.
●2002. Serge Clair démissionne comme député. Objectif : briguer les suffrages dans le cadre des consultations pour l?élection des membres à l?Assemblée régionale. Ce changement de trajectoire sera politiquement fatal à Serge Clair. Il se fait battre dans une zone qui inclut son village natal. Le rêve de Serge Clair d?être le premier Chief Commissioner s?envole. L?honneur revient à Daniel Spéville. Serge Clair est repêché après une partielle. Daniel Spéville lui fait une politesse et lui cède la position de Chief Commissioner.
●Juillet noir de 2006. L?OPR va connaître la période la plus difficile de son histoire. Le parti n?enregistre pas seulement deux démissions mais pire, les deux démissionnaires à savoir Robertson Mercure, ex-commissaire à la Sécurité sociale, et la conseillère Marie Lindsey Castel, élue grâce à la proportionnelle sur la liste de l?OPR, menacent de soutenir le MR si jamais une motion de blâme contre Serge Clair est déposée sur la table de l?Assemblée régionale.
Le MR saisit l?occasion. Il n?y aura pas de retournement de situation de dernière minute. Les conseillers de l?OPR démissionnent et n?assistent pas aux travaux de l?Assemblée. Après trente ans d?existence, l?OPR est sacrifié sur l?autel de l?autonomie, ce concept qu?elle a elle-même envisagé comme la meilleure formule pour asseoir son empreinte dans l?histoire de Rodrigues
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