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La Chine interdit la torture
Sous la pression des Nations unies, la Chine a interdit formellement, cette semaine, l?usage de la torture par la police lors des interrogatoires de suspects.
Le code donne également une définition de la torture : frapper, ligoter, faire souffrir de froid ou de faim, exposer les détenus à des conditions climatiques éprouvantes, blesser gravement les suspects et user de la torture, que ce soit directement ou indirectement.
<B>Le recours aux « moyens brutaux » </B>
Jusqu?à ce jour, la loi chinoise interdisait uniquement à la police et à la justice de recourir à des « moyens brutaux » pour soutirer des aveux, sans autres détails.
Cette réglementation imprécise avait ouvert la voie à de nombreuses erreurs judiciaires spectaculaires, comme le cas de She Xianglin, torturé et condamné à tort à la prison après avoir avoué le meurtre de sa femme au début des années 1990. Il a été libéré l?année dernière après que sa femme eut refait surface. Elle avait quitté le domicile conjugual pour épouser un autre homme.
Une autre affaire a profondément choqué la Chine, impliquant Sun Zhigang, mort dans un commissariat du Guangdong (sud). Arrêté parce qu?il n?avait pas ses papiers sur lui, il avait ensuite été battu à mort par des codétenus sur ordre de ses geôliers.
En mars dernier, le rapporteur spécial de l?Onu sur la torture, Manfred Nowak, en visite en Chine, avait déploré l?usage répandu de la torture dans ce pays et dénoncé le recours trop systématique aux aveux extorqués dans le système judiciaire chinois.
<B>© Le Nouvel Observateur</B>
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