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Un final en eau de boudin !

17 juillet 2006, 00:00

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Tout avait pourtant si bien commencé. Le CAR, qui renaît petit à petit de ses cendres après plusieurs années d?inactivité, avait, effectivement, organisé une course-poursuite avec une trentaine de participants dans la zone de stationnement du Centre commercial de Phoenix. Peu nombreux dans la matinée à cause de la pluie, le public a doublé de volume en début d?après-midi, avec l?apparition du soleil.

Le public connaisseur et curieux était servi avec les passages des voitures allant de la plus ancienne (Volkswagen Beetle, Austin Mini) à la plus puissante (Subaru Impreza, Toyota Rav 4) en passant par la plus esthétique (Mitsubishi Mivec, Toyota Celica).

Les duels étaient parfois passionnants, parfois cousus d?avance. Pour rappel, le principe de la course-poursuite, c?est deux voitures qui s?affrontent sur un circuit fermé et chacune d?elle prend le départ à deux extrémités de la piste. Celle qui a passé la ligne d?arrivée en premier, selon le chronomètre, est déclarée vainqueur. Les gagnants passent au stade suivant jusqu?à la finale.

Mais, arrivé au stade des quarts de finale, l?équipage Harvin Yerriah - Navin Bagganath s?en est pris aux organisateurs. ?La confusion est venue du fait que c?était le temps du troisième passage qui comptait alors que certains pensaient que c?était le temps cumulé?, déclare Vincent Bourrely, président du CAR, en précisant que ?de toutes façons tout avait été clairement expliqué au briefing des pilotes?.

Résultat, après la première demi-finale remportée par le tandem Xavier Lachkar - Steven Lennon, la Toyota Corolla de Yerriah - Bagganath fonça vers la table des officiels. Un des occupants de la voiture s?en prit physiquement à un officiel en le repoussant violemment. Cette voiture ne contenait pas qu?un pilote et un co-pilote mais également une tierce personne qui a été le détonateur des évènements. Il catapulta également les panneaux de direction. Les membres de la force policière, déjà présents sur les lieux, durent intervenir. C?est l?étincelle qui mit le feu aux poudres.

En l?espace de quelques secondes, un groupuscule de personnes investit le circuit. Des coups de poings et coups de pieds pleuvaient. Malgré l?intervention des policiers pour tenter de calmer les esprits, les coups n?arrêtaient pas. Des gestes de violence qui n?ont pas de raison d?être sur un terrain de sport. Tout cela se passait devant des yeux ébahis de plusieurs centaines de spectateurs.

Finalement, la police donna l?ordre de clore la compétition, au grand regret des organisateurs. Regrets, mais également révolte parmi les officiels du CAR, surtout de la part du président. ?Si un participant sent qu?il y a une injustice, il peut toujours faire une réclamation par la voie officielle dans un délai de quinze minutes après la course, mais pas de cette manière là?, explique un Vincent Bourelly désabusé.

?C?est un sentiment de profonde amertume et de découragement qui m?anime. Nous avons travaillé d?arrache-pied pendant des mois pour préparer l?évènement et nous avons pris toutes les mesures nécessaires pour éviter tout dérapage. Et de voir cette compétition se terminer de la sorte, c?est vraiment décourageant?, lâche-t-il en évoquant un possible recul de sa part dans l?organisation des compétitions.

Le club se réunira aujourd?hui pour passer en revue ce qui s?est passé hier et pour finaliser le classement de la compétition. Car, avec ce qui s?est passé, on a, malheureusement, tendance à oublier qu?il y avait bien une compétition à Phoenix, hier?

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